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Télévision - Paul Rose, d'ex-felquiste à scénariste

Paul Rose lors d’une conférence donnée à l’Université d’Ottawa en juin 1998.
Photo: Agence Reuters Paul Rose lors d’une conférence donnée à l’Université d’Ottawa en juin 1998.

Le syndicaliste et ex-felquiste Paul Rose porte désormais le chapeau de scénariste. Il vient de terminer l'écriture, avec le coscénariste Martin Courval, des synopsis de 13 épisodes d'une télésérie sur l'engagement social et politique de sa famille.

Avec son implication dans la Crise d'octobre en 1970, sa libération conditionnelle d'une peine de prison à vie après avoir purgé 12 ans, et ses diverses implications syndicales et politiques depuis, l'homme, qui est aussi père de deux enfants, réunit tous les éléments d'un scénario alléchant. À notre époque, l'histoire d'un terroriste repenti aurait certainement la cote. «Ce n'est pas nécessairement sur le FLQ, tient toutefois à préciser M. Rose. C'est sûr qu'octobre prend une place importante, mais ça s'étale de 1942 à 1995. On part de la conscription et on termine avec le dernier référendum. Il y a une partie autobiographique, mais il y a aussi une dimension d'enquête sociologique.»

Le projet a trouvé preneur chez le producteur Go-Films, qui a notamment livré la série La Vie, la vie et le long métrage Québec-Montréal. Le choix du réalisateur est aussi arrêté. «Alain Chartrand a été approché à ma demande, et Go-Films était d'accord», rapporte l'ex-felquiste. Mais il reste l'étape cruciale de trouver un diffuseur, ce qui permettrait de réaliser trois émissions-pilotes. Télé-Québec a déjà refusé de prendre le projet sous son aile. Le dossier est encore à l'étude à Radio-Canada.

Malgré la difficulté rencontrée lors de l'écriture des dialogues — d'où la coscénarisation —, Paul Rose a le sentiment du devoir accompli. Car selon lui, il s'agit moins du récit d'un antihéros devenu vedette que le témoignage d'un homme du peuple sur un élément essentiel du développement d'une société.

«La solidarité, c'est une dimension importante dans la construction de toute société, et ç'a été un élément central de notre vie familiale, autant à l'école, qu'au travail et dans les engagements politiques, sociaux, syndicaux, évoque-t-il. C'est ça le moteur de cette télésérie. C'est donc une partie de l'histoire du Québec vue à travers les yeux d'une famille de gens ordinaires.»