Décès de Denys Pelletier

Denys Pelletier en 1989
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Denys Pelletier en 1989

Denys Pelletier n’est plus. Ce membre aussi dévoué que discret de la grande famille du Devoir est décédé mardi à l’âge de 88 ans.

Par l’histoire de sa famille, Me Pelletier, il était notaire de profession, s’était toujours intéressé au Devoir, et c’est tout naturellement qu’en 1964, il vient offrir ses services à Claude Ryan, fraîchement nommé directeur. Celui-ci l’invite au conseil d’administration de l’Imprimerie populaire, ltée (IPL), la société alors éditrice du journal. Il en sera le président de 1978 à 1989. Par la suite, il siégera à la première fiducie d’IPL. Celle-ci est légataire d’Henri Bourassa, le fondateur du journal, qui pour perpétuer l’indépendance du journal et de sa direction, lui a légué un bloc majoritaire d’actions dans Le Devoir. En 1993, une réorganisation d’entreprise crée une nouvelle société éditrice du journal, Le Devoir inc. Cela s’est fait sous l’oeil attentif de Denys Pelletier, qui, à son titre de premier fiduciaire, s’est assuré que la volonté de Bourassa soit respectée.

Denys Pelletier a quitté son poste à la fiducie le 10 janvier 2010, jour des 100 ans du Devoir. Il avait choisi cette date symbolique, qui marquait 100 ans de présence ininterrompue de la famille Pelletier au Devoir. Son oncle Georges Pelletier était aux côtés d’Henri Bourassa au moment de la fondation du journal en 1910. Il en fut le rédacteur en chef et en devint le deuxième directeur en 1932. À sa retraite en 1946, c’est Renée Pelletier-Rowan, la cousine de Me Pelletier, qui assure la continuité de la présence des Pelletier dans le journal, en devenant, après avoir été secrétaire du directeur, une des premières femmes journalistes de ce journal.

Denys Pelletier laisse dans le deuil son épouse, Janine Boily, ses cinq enfants, Julie, Clotilde, Germain, Véronique et Étienne, ainsi que sa soeur, Hélène Pelletier-Baillargeon. Les funérailles auront lieu le 29 juin à 11 h à la chapelle Saint-Albert-Legrand, au 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Montréal.

Toutes nos condoléances à ses proches.

1 commentaire
  • Yves Côté - Abonné 22 juin 2015 02 h 35

    Pour fabriquer un journal...

    Pour fabriquer un journal qui vaille, la pugnacité des journalistes est nécessaires, mais pas suffisante.
    Il faut aussi y ajouter celle des personnes qui, avec sérieux, travaillent non moins ténacement dans l'ombre.
    A la lecture de cet article, il le semble bien que Monsieur Pelletier se soit mille fois mérité le respect de notre lectorat.
    Que la famille et les proches de ce Monsieur me pertmettent de leur présenter mes condoléances les plus sincères.