Haro sur le plagiat

 Carl Monette de la station CHOI 98,1 FM.
Photo: Choix 98,1 Radio X  Carl Monette de la station CHOI 98,1 FM.

Le dernier lot de décisions diffusé par le Conseil de presse du Québec (CPQ) met en évidence un rare cas de plagiat en série qui vaut un blâme au journaliste pigiste Jean-Nicolas Saucier. Il publiait ses textes copiés sur d’autres sur le portail Sympatico.ca – Actualités et dans Afrique Expansion Magazine.

Deux plaintes dénonçaient les filouteries étalées supposément sur une cinquantaine d’articles et de billets de blogue. La vérification du Conseil a porté sur un échantillon de cinq cas. Le taux de plagiat ou de « reformulation légère » établi oscille entre 57 et 91 %.

Le travail de vérification a aussi permis de recenser une dizaine d’inexactitudes « causées le plus souvent par des déformations introduites lors de la reformulation de sources non identifiées ». En plus, le plagiaire copiait mal.

Propos haineux

Dans un autre cas, le Conseil retient le grief de « propos haineux portant atteinte à la dignité » contre l’animateur Carl Monette de la station CHOI 98,1 FM de Québec. Dans son émission, M. Monette ou l’un de ses auditeurs en conversation téléphonique menaçaient de mort deux prévenus accusés de meurtre.

Le CPQ rend neuf nouvelles décisions au total. On se renseigne sur son site : conseildepresse.qc.ca

Au « Devoir »

Par ailleurs, dans une décision rendue le 20 mars dernier, le tribunal d’honneur de la profession journalistique retient la plainte d’Abraham Weizfeld, membre de l’exécutif du Parti vert du Québec (PVQ) pour le grief de « manque d’équilibre ».

L’article intitulé « Chicane chez les verts », non signé, paru le 17 mai 2014, faisait état d’une poursuite que l’ancien chef du parti, Claude Sabourin, comptait intenter contre son ancienne formation. M. Weizfeld déplorait le fait que l’article ne donne pas la parole au PVQ pour contrebalancer les propos de M. Sabourin.

Par contre, le CPQ rejette la plainte pour publication injustifiée. De même, il ne retient pas la plainte pour refus du droit de réplique. La lettre envoyée après la publication de l’article en cause a été décrite comme « confuse et incompréhensible » par Le Devoir, un jugement confirmé par le Conseil.