À voir à la télévision le mardi 6 janvier - Un nouveau VLB très contemporain

Alors que Radio-Canada donne de plus en plus la parole à de jeunes auteurs, ce qui est très bien, Le Bleu du ciel marque le retour d'une valeur sûre, Victor-Lévy Beaulieu. Ce dernier déclare que ce sixième téléroman pour la télévision publique est son dernier, mais on fera seulement semblant de le croire...

Le Bleu du ciel se situe encore une fois dans le Bas-du-Fleuve, comme Bouscotte. Il rend compte de problèmes qu'on relie souvent aux grandes villes mais qui, selon VLB, sont maintenant le lot des petites villes comme Rivière-du-Loup.

Toxicomanie, alcoolisme, itinérance, familles recomposées... les différents personnages du Bleu du ciel vivent ces réalités, mais sur un ton moins lourd qu'on pourrait le croire. En fait, les personnages sont souvent savoureux, fortement campés (Gérard Poirier, par exemple, est formidable en vieil évêque traditionaliste bougon en rupture avec Vatican II). L'action tourne autour d'un centre de thérapie et de désintoxication qu'un groupe voudrait implanter dans une belle demeure située sur le bord du fleuve, et le téléroman abordera au fil des semaines différentes facettes du grand thème de la dépendance.

D'un strict point de vue technique, ce téléroman apporte une innovation majeure dans un genre plutôt codifié: tourné en format 16/9, Le Bleu du ciel bénéficie d'une nouvelle technique d'incrustation d'image qui permet de sentir le fleuve et l'espace extérieur même lorsque les scènes sont tournées en studio. Difficile de porter un jugement après avoir vu seulement deux épisodes alors que l'oeuvre doit durer trois ans, mais on peut affirmer que c'est bien parti.

Le Bleu du ciel

Radio-Canada, 20h