Harper attaque Radio-Canada de front

L’attaque est survenue au lendemain d’un spectacle en soutien au diffuseur public qui a rassemblé une trentaine d’artistes au Métropolis de Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’attaque est survenue au lendemain d’un spectacle en soutien au diffuseur public qui a rassemblé une trentaine d’artistes au Métropolis de Montréal.

Le premier ministre Stephen Harper a profité d’une entrevue accordée à une radio privée de Québec pour décrire Radio-Canada comme un repaire sinon de « gauchistes », au moins d’employés qui « détestent » les valeurs portées par les conservateurs.

L’attaque a été portée sur les ondes du FM 93, lundi midi, dans le cadre de l’émission coanimée par Nathalie Normandeau. « Qu’allez-vous faire pour séduire l’électorat du Québec », a demandé au premier ministre l’ancienne ministre libérale provinciale. « Moi, je reste convaincu que, malgré l’image donnée par certains médias, par certains de nos opposants, les Québécois ne sont pas des gauchistes », a répondu M. Harper.

Il a alors fait la liste de ces valeurs en rappelant les baisses d’impôt consenties aux familles, le maintien des services et les budgets équilibrés, les « positions fortes dans le monde », dont « la défense de la sécurité » ici comme à l’étranger. C’est alors qu’il a lancé la phrase sur le diffuseur public.

« Je comprends très bien qu’il y a beaucoup [de gens] à Radio-Canada qui détestent ces valeurs, a dit M. Harper. Mais je pense que ces valeurs sont les vraies valeurs d’un grand pourcentage des Québécois. »

L’attaque est survenue au lendemain d’un spectacle en soutien au diffuseur qui a rassemblé dimanche une trentaine d’artistes, au Métropolis de Montréal. CBC/RC subit des compressions budgétaires et doit composer avec des baisses de revenus publicitaires depuis des années. Le quart de ses employés a été remercié depuis le début de la décennie.

Le professeur de communication de l’Université d’Ottawa Marc-François Bernier ne défend pas la position de « l’immunité journalistique ». Il pense que « tout le monde a le droit de critiquer le travail des médias, y compris le premier ministre ».

Argent et pouvoir

Seulement, il y a la manière et le contexte. Pour le spécialiste des médias d’information, le commentaire négatif du premier ministre conforte l’opinion voulant que le gouvernement assèche son diffuseur pour des raisons idéologiques.

« Je ne suis pas surpris de ce que pense M. Harper, mais je suis surpris qu’il le dise », précise le professeur. Cette déclaration est cohérente avec le sort que son gouvernement réserve à Radio-Canada. Il n’est pas le seul. Les libéraux aussi ont coupé dans les budgets du diffuseur. Mais là, quand on voit les compressions, les nominations très partisanes [au conseil d’administration], la convocation de dirigeants à des commissions parlementaires, ça commence à faire pas mal. On commence à s’éloigner de la tradition parlementaire britannique pour s’approcher des pratiques plus autoritaires ou plus interventionnistes. »

Selon cette tradition, certaines sociétés d’État doivent demeurer à un bras de distance (« at arm’s length »), à l’abri des ingérences du pouvoir. Cette autonomie administrative n’empêche ni les compressions budgétaires ni les nominations partisanes à la tête de l’institution.

« C’est un peu dramatique d’entendre ça de la part du premier ministre, commente Alain Saulnier, ex-directeur du service de l’information de RC. Dans le fond, tous les partis politiques au pouvoir ont toujours critiqué Radio-Canada. Pierre Trudeau y voyait un nid de séparatistes. À une certaine époque, Brian Mulroney considérait que la CBC était toujours contre le libre-échange qu’il favorisait avec les États-Unis. Ce qu’il y a de pathétique, c’est que ce gouvernement est quand même responsable de la pérennité et du développement des institutions. [M. Harper] n’agit pas comme un chef d’État. Il agit de manière partisane. »

M. Saulnier vient de faire paraître Ici était Radio-Canada (Boréal). Son essai démonte les interventions politiques successives des gouvernements centraux pour « étouffer à petit feu » le diffuseur public créé entre les deux guerres mondiales.

Le professeur Bernier renchérit. « L’institution de RC était là avant M. Harper et sera là après lui, dit-il. Je me demande maintenant comment son conseil d’administration va réagir. Il me semble que ses membres ne peuvent pas ne pas réagir. »

La porte-parole du Conseil a indiqué au Devoir qu’il n’y aurait aucun commentaire à ce sujet.

« Très honnêtement, je soupçonne que les membres veulent tellement peu déplaire au gouvernement qu’ils ne réagiront pas, dit Alain Saulnier. Et s’ils le font, ce sera du bout des lèvres. Il y a une forme de connivence ou de complicité entre le CA et le gouvernement. Dix des douze membres ont donné de l’argent au Parti conservateur. Je ne crois pas que ces gens aient la capacité ou l’indépendance pour critiquer le gouvernement. »

L’attaque portée rappelle aussi des rapports pour le moins tendus avec les médias d’information. M. Harper accorde peu d’entrevues. Lundi, à Québec, il a par contre aussi répondu aux questions de l’animateur Dominic Maurais de l’autre radio privée parlée de la Capitale, concurrente du 93 FM, mais elle aussi réputée à droite.

« Il visite peu de médias, dit le professeur Bernier. Là, il va à l’antenne d’une radio en opposition, sinon en adversité avec RC, un endroit réceptif à son message. […] Au fond, il fait la démonstration qu’il n’y a rien d’innocent. Ce qui se passe est cohérent avec la détestation de RC par l’Alliance canadienne d’abord et des libertariens, de la droite forte qui entoure Harper, face à tout ce qui est service public, et encore plus quand il s’agit d’informer le public. »

Est-ce d’ailleurs le seul problème ? Quand le premier ministre parle des « valeurs » détestées à RC, fait-il référence à toute la programmation du diffuseur ou précisément au travail journalistique ? « Des gauchistes, il y en a à RC, et c’est normal, dit Alain Saulnier. Comme je sais très bien, pour y avoir travaillé pendant 27 ans, qu’il y a là aussi des gens très près des conservateurs et des libéraux. RC a donné beaucoup de députés fédéralistes et souverainistes. C’est tellement gratuit comme attaque. C’est pathétique. On attendrait autre chose d’un chef d’État. »

Des propos décriés

Les propos tenus par M. Harper ont eu des échos à Ottawa. Pour le député du NPD Alexandre Boulerice, ces remarques « montrent toute l’idéologie des conservateurs qui n’aiment pas Radio-Canada, qui s’attaquent à Radio-Canada, qui n’aiment pas le diffuseur public alors qu’on en a besoin parce qu’il a une mission et un mandat uniques et particuliers ». Le PLC a quant à lui établi un lien direct entre les propos du PM et les motifs « idéologiques » derrière les compressions imposées à la société d’État. « Je pense qu’il est malsain qu’un premier ministre s’en prenne au diffuseur public de cette façon », a résumé Stéphane Dion. La Presse canadienne
110 commentaires
  • Robert Daignault - Abonné 17 février 2015 00 h 58

    oui Stephen, nous sommes gauchistes

    nous savons que pour toi, c'est une maladie... pour nous c'est une valeur!

    Il faut vraiment se débarrasser de ces malades!

    rd

    • Damien Tremblay - Inscrit 17 février 2015 10 h 19

      BRAVO! M. Daignault.

    • Danielle Caron - Inscrite 17 février 2015 10 h 29

      Tout à fait d'accord. C'est tout de même ahurissant de constater qu'au 21e siècle, un pays reconnu pour son ouverture d'esprit se retrouve sous la domination d'un parti d'extrême droite.
      Oui, on veut se débarrasser de ces malades, mais ces malades ont une machine électorale puissante copiée sur l'extrême droite américaine... et le Québec a peu de poids dans tout cela, on l'a vu aux dernières élections.
      Ne reste plus qu'à espérer que tous les organismes bénévoles qui luttent contre ce gouvernement à l'échelle canadienne puissent arriver à faire basculer les choses.

    • Guy Beaumont - Abonné 17 février 2015 11 h 26

      Ça changera bien peu de choses M.Daignault, le NPD et les libéraux ne désapprouvent pas le projet de vente de la Maison Radio-Canada (en avril).

      À ne pas poser de question sur ce projet, ça veut dire qu'il(elle)s sont au parfum. Que savent-il(elle)s au juste sur ce projet de vente? Quelle utilité?

    • André Michaud - Inscrit 17 février 2015 11 h 47

      Les québécois sont loin d'être tous gauchistes et pro syndicats..

      La plupart approuvent que l'état soit plus sévère envers les récidivistes, nous protège mieux contre le terrorisme, protège les citoyens contre les grèves dans les trains ...

    • Serge Lemay - Inscrit 17 février 2015 13 h 04

      Harper la réincarnation de Duplessis !

    • Serge Lemay - Inscrit 17 février 2015 13 h 17

      André Michaud L'expression la plupart doit être ici utilisée avec circonspection et parcimonie, avez-vous fait un sondage, votre méthode était-elle basée sur des façons de faire éprouvées ?

      Les Québécois comme tous les peuples ont des avis qui vont de l'extrême gauche jusqu'à l'extrême droite, mais les politiciens nous ont habitué à mettre le centre à droite et la gauche à l'extrême gauche tandis que l'extrême droite est placée centre droite. Leurre désinformation fait le reste pour que l'on soit au centre qui se trouve à le droite de la droite modérée. Il faut que l'on nomme les choses par leur nom, un chat est un chat et la démocratie, c'est la voix du peuple. Comme ici 40 % c'est la majorité, il est normal que notrr perception soit biaisée !

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 février 2015 19 h 10

      @Lemay: Michaud est en possession tranquille de la verite... Quoique tres differente de la realite!

    • Sylvain Rivest - Abonné 17 février 2015 19 h 45

      @André Michaud

      Vouc croyez que Harper protège mieux sa population?
      Parce qu'il sort projets de lois!

      Mais il coupe dans l'inspection alimentaire,
      - la protection de l'environnement,
      - dans le maintien de nos aquis scientifiques,
      - la recherche et le savoir
      - la protection de nos côtes,
      - la sécurité ferroviaire,
      - la sécuritaire aérienne,
      - le militaire,
      - la sécurité informatique...

      - Sans compte qu'il coupe dans les retraites, dans l'aide au militaire, les anciens combattans, l'aide au autoctones

      - j'espere que vous n'aurai jamais de problème en voyage parce que le gouvernement Haper sera là pour vous couler ou du moins il vous laissera couler.

      - il détruit nos droits individuels pour mieux intimider ses opposants.

      Et savez-vous ce qu'il fait avec tout cette argent?
      Il l'a redonne aux plus riches et surtout aux entreprises qui exploitent le pétrole qui saccage le territoire canadien. Et toutes celles qui exploitent les travailleurs d'ici comme d'ailleurs. Des industries qui exproprient des villages en afrique, en amérique du sud...

      Ouvrez-vous les yeux... Informez-vous

  • Pierre Bellefeuille - Inscrit 17 février 2015 01 h 32

    Bas les masques!

    Les gauches sous Harper? Jadis, dans les années 1970 les libéraux étaient au centre de l’échiquier politique, le lieu d’une libre entreprise encadrée par des politiques sociales où on recherchait l’équité par l’entremise des programmes sociaux. Le gouvernement fédéral avait une préoccupation réelle pour une économie sociale, le socialisme. Mais pour la droite aux États-Unis, nous avons toujours été vus comme étant communistes, une déformation bien opportuniste de la réalité.

    Depuis plus de 30 ans, chez les libéraux d’Ottawa et de Québec, tout comme au PQ, on a opéré un déplacement des politiques vers le centre droit : dérégulations, réductions des dépenses publiques et privatisations, on a aussi multiplié les partenariats publics privés que plusieurs spécialistes jugent antidémocratiques parce les gouvernements y perdent trop en donnant toutes les garanties, grevant ainsi les finances publiques.

    Harper étant à l’extrême droite, on ne doit pas se surprendre de le voir qualifier n’importe quel mouvement politique de centre gauche, de centre et de centre droit comme étant des gauchistes, car tout n’est qu’une question de perspective ici, lorsqu’on est à l’extrême droite il ne saurait être autrement. Le mépris!

    La vérité est que sous le gouvernement Harper, l’évangélisme orthodoxe religieux de l’Ouest se nourrit à même le levier de popularité politique du gouvernement Harper, et il en va de même pour Harper en sens inverse. Le pouvoir pour le pouvoir!

    La politique conservatrice de la loi et l’ordre, le dieu vengeur, ça appartient aux valeurs de l’Ancient Testament où chacun est responsable de tout ce qui lui arrive, d’où les libres marchés dérégulés, la loi du plus fort, le darwinisme social, etc. Ne laissons pas Harper pervertir nos valeurs sociales!

    Pour contrer la dérive autoritaire évangélique : « Haine froide — À quoi pense la droite américaine? » écrit par Nicole Morgan! »

    • Raymond Turgeon - Inscrit 17 février 2015 10 h 22

      Il niera toujours qu'il est en fait un extrémiste; son intolérance et son manque d'ouverturele trahissent. ''If it walks like a duck and it talks like a duck.....

    • Michaël Lessard - Abonné 17 février 2015 16 h 55

      Une bonne analyse je trouve.

  • Gaston Bourdages - Abonné 17 février 2015 02 h 53

    L'Italie a expérimenté son «Berlusconi» et le...

    ...Canada, de d'autres façons, est-il en train de connaître son «Harper» ? Ah! Le pouvoir... et les recherches de celui-ci! Combien de tangentes routes ou pour y accéder ou pour s'y maintenir! Si bien exprimé par monsieur Saulnier: «C'est pathétique» Quand est-ce que monsieur Harper comprendra qu'il répond très bien à cette pensée de moult Québécois: «Vous n'êtes pas NOTRE homme!» ? ou encore «Votre culture, votre philosophie, monsieur le PM, «ça» ne passe tout simplement pas!» Très brillante décision de sa part que celle de se faire interviewer par ce type de diffuseur de Québec. Quel terreau fertile ! Je m'imagine la couleur affichée à l'écran de la télé de R.C. le soir...à venir...des élections fédérales.
    Je préfère une certaine «gauche» à une droite «rouleau-compresseur» dont la motrocité est uniquement alimentée par ce nouveau? dieu nommé «argent»
    Gaston Bourdages,
    Auteur,
    http://unpublic.gastonbourdages.com

  • Michel Lebel - Abonné 17 février 2015 02 h 54

    Retenue exigée!

    Le caractère biaisé de certains journalistes et animateurs de Radio-Canada est fort évident! Inutile de le nier et de jouer à la vertu, ce serait d'un ridicule! Quant à Stephen Harper, il peut penser ce qu'il veut de Radio-Canada, mais il n'a pas à le dire. Sa fonction exige plus de retenue.
    Le "problème" de Radio-Canada est plutôt sa grande baisse de qualité depuis quelques années. On dirait un navire sans capitaine ou direction!

    Michel Lebel

    • Raymond Chalifoux - Abonné 17 février 2015 08 h 41

      Pourrait-il y avoir un certain rapport, selon votre analyse, entre la baisse de qualité à RC et les coupures de budget qu'on lui impose depuis 10 ans? « On jase… ».

      Quand on veut une Lexus, un budget de Corolla, ça fait pas la job, comme dirait l'autre...

      La "drette" c'est vrai que c'est super efficace: Harper est parvenu à faire du Canada, une version pour magasin à un dollar de son voisin les USA.

      Quant à Couillard, en fin de mandat sinon avant, il aura fait du Québec une Louisiane: un taux de chômage dans les deux chiffres, des cliniques privées aux stationnements pleins de Mercedes et de BMW, un environnement impunément saccagé par les minières et les pétrolières...

      Quant au "caractère biaisé" de RC, ça s'appelle en fait le choix éditorial. Finalement, en ce qui concerne Harper, il a parfaitement le droit de dire ce qu'il pense: Trudeau s'en privait-il? Et Jean Chrétien? Ça fait que…

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 février 2015 09 h 04

      Sauf Christine St.Pierre, lorsqu'elle y était, n'est-ce pas monsieur Lebel? Votre propre biais vous empêche de voir le côté idéologique des coupures radio-canadiennes et d'y voir la censure que vous ne pourriez que dénoncer en tant que grand penseur...

    • Claude Paradis - Abonné 17 février 2015 09 h 16

      La baisse de qualité de Radio-Canada est en grande partie provoquée par les nombtreuses coupures dont est victime le diffuseur public! Quant au caractère biaisé de certains journalistes, j'aimerais comprendre à quoi vous faites allusion? En majeure partie, les journalistes de Radio-Canada font preuve d'un haut sens de probité. Certes, plusieurs journalistes débusquent les politiciens malhonnêtes, mais sont-ils biaisés alors de de diffuser des reportages dans lesquels ils exposent clairement les ramifications qui unient la pègre et les partis politiques les plus à droite, comme le PLQ et le PC? Le "problème" des gens qui s'en prennent à Radio-Canada, c'est bien souvent que ces gens sans culture ont peur de l'esprit critique de ce diffuseur public. Quand j'évoque "l'esprit critique", je veux mettre de l'avant une pensée qui est à l'opposé d'une pensée d'opinion, comme on en trouve tant dans les radios privées (comme le FM93 de Québec) ou les télévisions privées (comme TVA).

    • Sylvain Auclair - Abonné 17 février 2015 09 h 50

      Et La Presse n'est pas biaisée, peut-être?

    • Sylvain Rivest - Abonné 17 février 2015 09 h 59

      comment ne pas dénoncer un dictateur?
      N'est-ce pas le rôle d'un journaliste?

      Ce que Harper n'aime pas c'est qu'on regarde par dessus son épaule.
      Il est anti démocratique et il n'aime pas qu'on lui reproche.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 17 février 2015 14 h 09

      La principale base du problème:

      «Quant au "caractère biaisé" de RC, ça s'appelle en fait le choix éditorial.»

      Dans nos médias les choix éditoriaux sont toujours le reflet des opinions des propriétaires de ces médias. Cela s'applique aussi pour Le Devoir qui n'a pas de propriétaire unique mais qui se fait financer en partie par le milieu syndicale. Donc invariablement la ligne éditoriale est fortement teintée en conséquence.

      Mais alors, quand on est un diffuseur public, qui donc détermine cette ligne éditoriale ? ?

      Dans la réalité c'est open sur les inspirations de ses artisans qui sont issus d'un milieu pas mal homogène qui exige certaines conformités d'appartenance, dont celle de la détestation du présent gouvernement. Le résultat c'est qu'a peu près tout le monde va convenir que ce que Harper vient de dire relève de l'évidence: l'opinion livré par R-C est presque toujours favorable a une gauche de type + plus d'État en toute situation, et assurément toujours défavorable au gouvernement Harper.

      La question reste; a qui appartient la ligne éditoriale d'un diffuseur public ?

      Ou même, doit-on retrouver une ligne éditoriale dans ces médias public (le problème y est le même) ?

  • Pierre Valois - Abonné 17 février 2015 03 h 00

    Il pourrait faire pire encore...

    Ne voilà-t-il pas que Stephen (mais il est de plus en plus Vladimir) Harper se drape dans le manteau des assassins de la liberté de presse!

    Serait-il devenu comme Allah et réfractaire à toute caricature de sa personne, de son parti, de ses croyances, de son programme?

    Diable, aurait-il un agenda caché pour mater la presse?

    Il y en a qui tue la liberté de presse à coups de Kalachnikov, et il y en a d'autres qui le font en pissant leur fiel sur la presse trop critique d'eux et en se chagrinant hypocritement de devoir réduire ses budgets.

    Et dire qu'il se fait le porte-étendard, tous azimuts, de la démocratie en voyageant à travers le monde.

    C'est drôle, mais quand il parle ainsi de la presse il ressemble, à s'y méprendre, au Poutine qu'il méprise tant.

    • Gina Bisaillon - Inscrite 17 février 2015 11 h 10

      "Serait-il devenu comme Allah et réfractaire à toute caricature de sa personne, de son parti, de ses croyances, de son programme?"

      LOL! Eh oui, vous avez en effet mis le doigt directement sur la plaie! Il se prend pour le prophète qui est venu sauver le Canada de la gauche!

    • Sylvain Rivest - Abonné 17 février 2015 14 h 04

      Bien dit M. Valois

      criant de vérité...