Alex Levasseur craint le pire

Même si Radio-Canada (RC) n’a pas confirmé les nouvelles coupes, M. Levasseur est persuadé que la direction annoncera de nouvelles pertes d’emplois qu’il évalue à autour de 200 emplois.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Même si Radio-Canada (RC) n’a pas confirmé les nouvelles coupes, M. Levasseur est persuadé que la direction annoncera de nouvelles pertes d’emplois qu’il évalue à autour de 200 emplois.

Jusqu’à 16 h vendredi, le président du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), Alex Levasseur, ne voulait pas croire à la nouvelle vague de compressions de 45 millions de dollars annoncée le matin même dans Le Devoir.

 

En fin de journée, il a été forcé de réaliser que la société d’État subira fort probablement d’autres compressions lorsqu’il a reçu une lettre du bureau du président Hubert T. Lacroix le convoquant jeudi. « J’espérais que ça ne soit pas vrai, mais Hubert Lacroix ne fait pas des rencontres pour rien, il nous rencontre quand il a des mauvaises nouvelles, dit-il. Mardi dernier, le conseil d’administration a aussi adopté le plan quinquennal 2015-2020, alors c’est sûrement avec l’adoption de ce cadre que de nouvelles compressions s’imposent », avance-t-il.

 

Même si Radio-Canada (RC) n’a pas confirmé les nouvelles coupes, M. Levasseur est persuadé que la direction annoncera de nouvelles pertes d’emplois qu’il évalue à autour de 200 emplois. Il arrive à ce chiffre en faisant une règle de trois de base alors que 657 emplois ont été abolis en avril lorsque la SRC a annoncé des compressions de l’ordre 130 millions. Le syndicat s’attend maintenant à ce que certains départements soient durement affectés. « M. Lacroix nous a déjà prévenus que, s’il avait d’autres compressions, des services complets allaient disparaître », confie-t-il alors que le service des sports y a déjà considérablement goûté.

 

Face à cette situation, M. Levasseur déplore « une agonie à petit feu »,voire « une mort sans fin » du service public de Radio-Canada. À part le changement d’un gouvernement aux prochaines élections fédérales en 2015, le président du syndicat voit peu d’espoir de mettre un frein aux compressions. Il espère seulement que la direction de la SRC ne touchera pas aux contenus des émissions et envisagera de couper dans les « couches de patrons ».

 

 

4 commentaires
  • Alain Lavoie - Inscrit 21 juin 2014 08 h 35

    Comme l'illustre la photo, que penser de la campagne d'ICI qui a couté tant d'argent et qui demeure le meilleur exemple de l'incompétence crasse des dirigeants.

    • Michaud-Vaillancourt André - Inscrit 21 juin 2014 16 h 19

      Et vous croyez que l'achat de F35 est l'idée la plus brillante du régime Harper ? Je crois que tout le monde peux se tromper. Là on sent toute la hargne du régime Harper envers la SRC, il ne peut contrôler le message, il tente donc de l'étouffer, et je dirais même que les réformistes caressent le rêve de fermer Radio-Canada, une institution qui a pour mandat de favoriser l'unité Canadienne, lui et sa bande font un travail fonrmidable dans le démantellement de ce pays.

  • François Dugal - Inscrit 22 juin 2014 07 h 17

    Le fédéralisme

    S'il n'y a plus personne qui fait la promotion du fédéralisme, que se passera-t-il?

  • Jean-François - Abonné 22 juin 2014 10 h 37

    gaspillage

    Je travaille dans le domaine du show business depuis 20 ans et à chaque foi que j'ai travaillé avec Radio Canada , j'ai eu des visions d'horreur de gaspillage d'argent.

    Quand je vois les "artisans" de Radio Canada verser des larmes de crocodiles et "dénoncer" les coupures, je suis toujours mort de rire.

    J'aime Radio-Canada pour sa qualité et son contenu et je déteste TVA justement pour les mêmes raisons mais il y a un sérieux ménage à faire!

    Le nombrilisme a assez duré.