Radio-Canada élimine trois émissions radiophoniques

Radio-Canada/CBC est présentement dans la tourmente en raison de compressions budgétaires.
Photo: Pedro Ruiz - Archives Le Devoir Radio-Canada/CBC est présentement dans la tourmente en raison de compressions budgétaires.

ICI Radio-Canada Première ne remettra pas à l’horaire au moins trois émissions du week-end dans la grille de l’automne prochain, soit La tête ailleurs, La bibliothèque de René et Culture physique.

 

Les équipes des trois émissions ont été averties mercredi par la direction.

 

La tête ailleurs est diffusée le samedi et le dimanche de 17 h à 19 h. La production encyclopédique a été créée et est normalement animée par Jacques Bertrand. Il estabsent des ondes depuis quelques semaines. La dernière de La tête ailleurs sera diffusée le 22 juin.

 

La bibliothèque de René est présentée le vendredi de 13 h à 14 h. René Homier-Roy y reçoit des écrivains et y discute de sujets littéraires. La dernière sera en ondes le 20 juin. M. Homier-Roy, ex-morning man de la chaîne généraliste, anime aussi Culture club le samedi de 14 h à 16 h. Cette autre production reviendra à l’horaire à l’automne.

 

Culture physique occupe le créneau du dimanche de 14 h à 16 h. L’animateur Robert Froisy y discute sports et société. Il sortira des ondes le 22 juin, alors qu’il sera au Brésil pour couvrir la Coupe du monde de soccer.

 

Radio-Canada/CBC est encore dans la tourmente en raison de nouvelles compressions budgétaires. La société doit se soumettre à une ponction dépassant les 130 millions de dollars qui se traduira par la suppression de quelque 660postes partout au Canada.

 

Le diffuseur public a fait ses choix. À la télévision, les productions du jour seront négligées au profit de celles à heures de grande écoute. Le service des sports est pratiquement anéanti. Les conséquences plus précises sur la radio des compressions dévoilées la semaine dernière n’avaient pas encore officiellement été annoncées.

 

Les compressions atteignent 42,2 millionsau service français. Plus de 310 postes y disparaîtront d’ici deux ans, dont 230 dès cette année.

1 commentaire
  • Daniel Lemieux - Inscrit 17 avril 2014 13 h 42

    La radio coûte-t-elle si cher ?

    L'excellente « La tête ailleurs » nous manquera. On n'entendra nulle part ailleurs parler de sujets inédits et aussi bien documentés. Un peu comme la défunte « Bande à part », dont l'auditoire était certes marginal mais ô combien féru de contenu de qualité.

    Ces émissions touchent des publics restreints, mais leurs coûts de production n'ont rien à voir avec certaines émissisons « grand public » présentées à la télé. Si Radio-Canada n'a plus les moyens de faire de la radio, où s'en va-t-elle ?

    On apprend également que quatre heures de programmation régionale radio touchant la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine disparaîtront dès samedi.

    Puis enfin que le module culturel télé est démembré, les artisans étant réaffectés, mais que la couveture culturelle ne s'en ressentira pas, selon la direction.

    Comme le dit Richard J. Paradis, spécialiste des secteurs de la radio et de la télévision, et qui enseigne au département de communications de l'Université de Montréal: « Depuis trois ou quatre ans, tous les 12 ou 18 mois, les dirigeants se présentent devant les employés pour leur annoncer des coupes puis s'en vont. Il n'y a pas de vision, pas de plan. En outre, ce sont les dirigeants qui décident de leur propre chef dans quel secteur ils vont couper. »

    Supprimer une ou deux de ces émissions de télé insipides (toujours les mêmes animateurs...), le Bye Bye, ou encore ces dépenses extravagantes à Sotchi ou au Brésil pour la Coupe du Monde de la FIFA, cet été, et une bonne partie des problèmes financiers de la SRC seraient réglés, non ?

    La question essentielle demeure: le mandat sera-t-il respecté ? Seul un comité indépendant pourrait se pencher sur la question. Les gestionnaires à l'interne ne sont peut-être pas les mieux placés pour décider des moyens d'appliquer les compressions.