Retour à la médiation à Radio-Canada

Les membres du Syndicat des communications de Radio- Canada (SCRC) ont rejeté samedi une proposition patronale.
Photo: - Le Devoir Les membres du Syndicat des communications de Radio- Canada (SCRC) ont rejeté samedi une proposition patronale.

Pas de lockout ni de grève en vue. La direction et les syndiqués de Radio-Canada attendent de retourner à la table de médiation après le rejet franc et massif des dernières offres patronales ce week-end.

 

Les membres du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) ont rejeté samedi une proposition patronale qualifiée de « globale et finale » à plus de neuf voix sur dix (94,5 %). Les négociations entre les deux parties ont débuté il y a près d’un an et demi. Le syndicat représente environ 1700 employés des services français ou anglais en poste au Québec et à Moncton.

 

« […] Le diffuseur public constate un écart important dans les positions exprimées de part et d’autre, écrit au Devoir le directeur des relations publiques, Marc Pichette. Conscient de la situation, Radio-Canada rencontrera prochainement les médiateurs afin d’identifier des pistes de solution qui permettraient le rapprochement. »

 

Alex Levasseur, président du SCRC, arrive au même constat. « Nous avons contacté les médiateurs après les résultats du vote pour leur indiquer que nous sommes prêts à reprendre les négociations n’importe quand, dit-il. La négociation n’est pas terminée. Les médiateurs sont toujours au dossier. Nous ne sommes pas dans un avis de différend qui, mené à bout, donnerait aux parties le droit de grève ou de lockout. Nous ne sommes pas dans ces possibilités. »

 

Deux médiateurs nommés par Ottawa s’activent depuis octobre. L’offre patronale rejetée prévoyait une hausse des salaires de base de 1,4 % par année, rétroactivement en 2013 et en 2014, la mise en place d’un régime d’assurance dentaire et la création de postes permanents.

 

Le syndicat réclame un ajustement des salaires à la hausse pour égaliser les conditions avec les employés de la Guilde canadienne des médias, l’autre grand syndicat au pays. Les membres de la Guilde gagnent 7 % de plus en moyenne, à travail égal. Le SCRC en a aussi contre des demandes de concession qui augmenteraient, selon le syndicat, la précarité de certains de ses membres.

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