TC Media s’entend avec ses pigistes

TC Media n’exige plus de ses pigistes de signer un contrat de résiliation totale de leurs droits, selon les informations obtenues par Le Devoir. La volonté gourmande de l’entreprise dévoilée l’hiver dernier avait suscité la colère des pigistes du pays.

 

Le contrat critiqué exigeait la cession « pour le monde entier de la propriété entière de tous les droits d’auteur ». Il demandait aussi la renonciation aux droits moraux, « pour des motifs raisonnables »,c’est-à-dire la mention du nom des journalistes.

 

« Tout est rentré dans l’ordre, dit en entrevue Lise Paul Hus, vice-présidente du secteur des solutions aux consommateurs du Groupe Transcontinental. Nous étions en grande transformation et il y avait des changements à faire. Nous avons écouté parce que c’est une des grandes forces de notre entreprise d’écouter ses collaborateurs et nous avons fait des modifications. Les enjeux étaient beaucoup plus sur les droits moraux, les droits d’auteurs. Nos collaborateurs gardent leurs droits moraux et leurs droits d’auteur. »

 

TC Media ne demande plus qu’une licence d’utilisation, en exclusivité, pour une certaine période et pour plusieurs plateformes. « C’est réglé. On écoute. »

 

Le groupe publie des magazines comme Coup de pouce et Elle Québec, le journal Les Affaires et des dizaines de publications régionales partout au Canada. TC Media vient de lancer cette semaine le nouveau magazine Véro, organisé autour de la « marque » Véronique Cloutier.