Sun Media annonce la suppression de 360 postes et met fin à 11 publications

La Corporation Sun Media supprime 360 postes à l’échelle du pays.
Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld La Corporation Sun Media supprime 360 postes à l’échelle du pays.

Nouveau coup dur pour la presse écrite. La Corporation Sun Media (CSM) supprime 360 postes à l’échelle du pays. La filiale de Québecor Média met fin à onze publications, dont trois au Québec. Une « refonte stratégique » qui permettra de réaliser des économies annuelles de quelque 55 millions de dollars, selon l’éditeur.

 

La CSM abandonne huit publications régionales et trois journaux urbains gratuits. Les 24 Hours d’Ottawa, de Calgary et d’Edmonton cesseront de publier le 2 août, ce qui en laisse trois en activité, ceux de Vancouver, de Montréal et de Toronto.

 

Au Québec, L’Action régionale en Montérégie, Le Magazine de Saint-Lambert et Le Progrès de Bellechasse ont déjà fermé boutique, graduellement depuis le 11 juin. Dans le reste du pays, la CSM ferme aussi The Lindsay Daily Post (Ontario), The Midland Free Press (Ontario), The Meadow Lake Progress (Saskatchewan), The Lac du Bonnet Leader (Manitoba) et The Beausejour Review (Manitoba).

 

« Les 360 postes abolis ne sont pas uniquement dus à la fermeture des hebdos et des journaux, il y a eu un exercice de restructuration plus global dans la manière dont on produit nos journaux », explique au Devoir Martin Tremblay, vice-président des affaires publiques chez Québecor Média. Il ne peut pas donner de détails sur la répartition ou la part québécoise des pertes d’emplois.

 

Il précise que « ce ne sont pas principalement des journalistes » qui sont licenciés, que « l’ensemble des corps de métier » de l’univers des médias sont concernés. Avec ces mises à pied, la CSM réduit de 8 % ses effectifs de quelque 4500 employés à travers le pays. Une ponction qui s’ajoute aux 500 emplois éliminés en novembre dernier exclusivement du côté canadien-anglais.

 

Bouleversements numériques

 

Cette nouvelle saignée est liée aux bouleversements du monde de l’information écrite depuis l’arrivée des nouveaux outils numériques. La CSM entend miser davantage sur ses publications ayant déjà un fort ancrage numérique.

 

« Le numérique est plus qu’une tendance forte. Le jeune lectorat s’informe dorénavant quasi exclusivement par l’intermédiaire de source numérique, comme les ordinateurs, les téléphones intelligents et les tablettes. Nous favoriserons l’expansion de nos journaux et publications qui possèdent un fort potentiel sur toutes les plateformes : papier et numérique », explique Julie Tremblay, chef de l’exploitation de CSM, par voie de communiqué.

 

Début juin, le Groupe TVA, autre filiale de Québecor Media, annonçait la suppression de 90 emplois, soit une réduction de 4,5 % de ses troupes.

 

La CSM publie au total 36journaux quotidiens payants, trois journaux gratuits - tous dotés de sites Web - et près de 200 journaux régionaux, guides d’achat et autres publications spécialisées. La CSM chapeaute aussi les activités d’Osprey Media et de Canoe.ca.

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