Gabriel Nadeau-Dubois quitte Les Bronzés font de la radio

Gabriel Nadeau-Dubois ne collaborera pas à la nouvelle émission estivale de la Première chaîne <em>Les Bronzés font de la radio.</em>
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois ne collaborera pas à la nouvelle émission estivale de la Première chaîne Les Bronzés font de la radio.

C’est terminé avant même de commencer. Contrairement à ce qui a été annoncé la semaine dernière, l’ex-porte-parole du mouvement étudiant Gabriel Nadeau-Dubois ne collaborera pas à la nouvelle émission estivale de la Première chaîne Les Bronzés font de la radio, selon les informations obtenues par Le Devoir.


M. Nadeau-Dubois devait y tenir une chronique sur des sujets sociopolitiques. À l’usage, après le pilote de l’émission, les deux parties ont convenu que le propos «sérieux» des interventions du chroniqueur pressenti ne cadrait pas avec l’option plus légère et humoristique de l’émission.


«Disons qu’il y a eu un malentendu sur le ton, dit M. Nadeau-Dubois au Devoir. Pour rester, il fallait que j’adopte un angle qui n’était pas le mien. Comme Radio-Canada, j’ai conclu que je n’étais pas la personne la mieux placée pour tenir cette chronique. Mon retrait découle donc d’une décision commune et nous nous séparons en bons termes.»


Les Bronzés font de la radio doit entrer en ondes après la Saint-Jean. L’émission, animée par Jean-Sébastien Girard, fera appel à trois autres chroniqueurs, Chantal Lamarre, Jean-Philippe Cipriani et Frédéric Lambert.


«L’émission a un mandat estival, explique Diane Thérien, porte-parole de la Première chaîne de Radio-Canada. Le ton devrait être relax et devrait miser sur l’humour, mais rien n’est encore finalisé. La première sera diffusée le 28 juin.»


Gabriel Nadeau-Dubois a été porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), branche la plus radicale du mouvement étudiant au printemps 2012. Il poursuit ses études et entend profiter de l’été pour terminer le livre qu’il prépare sur cette crise sociale.

6 commentaires
  • Jacques Morissette - Abonné 24 mai 2013 17 h 15

    G.N.B.

    J'ai une certaine admiration pour Gabriel Nadeau-Dubois. J'ai l'impression que c'est une vieille âme avant l'heure et, à mes yeux, c'est loin d'être un défaut. Je suis sûr qu'il est jeune de tête et de coeur. Il est en train d'apprendre à se connaître, si ce n'est pas déjà fait, à travers toutes les péripéties de sa vie.

    Plein de pièges l'attendent au détour des évènements. Ce sera à lui de séparer le bon grain de l'ivraie. J'ai confiance qu'il en a déjà vu d'autres, comme si un chaman l'avait déjà initié à la vie, d'où mon admiration. Il est un peu fendant, mais l'école de la vie va fort probablement le remettre sur ses rails d'une façon ou d'une autre, sous ce rapport.

  • Gilles Théberge - Abonné 24 mai 2013 19 h 00

    Oui bien entendu

    Le ton doit être relax et doit miser sur l’humour. En fait, est-ce qu'on est capable de faire autre chose que rire au Québec? Le rire tient lieu de technique de réflexion en absurdistant c'est bien connu.

    Alors les fous et folles du roi ont la partie belle.

  • Josette Allard - Inscrite 24 mai 2013 19 h 07

    Nadeau Dubois

    Dommage, un peu d'intelligence n'aurait pas fait de tord. J'espère que RadioCanada saura, dans un avenir prochain, s'assurer la participation de M. Nadeau Dubois.

  • Gérald McNichols - Inscrit 25 mai 2013 00 h 12

    UTILE

    Gabriel Nadeau n'est pas soluble dans l'insignifiance et c'est une bonne nouvelle. Julien Clerc a chanté "À quoi sert une chanson si elle est désarmée...me disaient des Chiliens bras ouverts, poings fermés (...) je veux être utile à ceux qui m'ont aimé, à ceux qui m'aimeront et à ceux qui m'aimaient".

    Ce n'est pas la première tentation qui se présente à lui. Il évite encore le spectacle de sa récupération. Ce faisant, il conserve sa dignité, son intégrité et son pouvoir d'indignation. C'est tant mieux parce que le Québec a encore besoin de lui.

  • Maryse Papineau - Inscrit 25 mai 2013 08 h 16

    L'humour, toujours l'humour !

    Tout à fait d'accord avec les propos de M. Théberge. Quand aurons-nous des émissions qui pourront être «relaxes», sans la participation obligatoire des humoristes !?

    Comme si une émission ne pouvait être agréable sans eux !