Ici Marie-France Bazzo

Marie-France Bazzo a dit vouloir être branchée sur le Grand Montréal et favoriser l’interactivité - « ça va twitter », a-t-elle soutenu - pour sa nouvelle émission matinale, en ondes dès septembre.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Marie-France Bazzo a dit vouloir être branchée sur le Grand Montréal et favoriser l’interactivité - « ça va twitter », a-t-elle soutenu - pour sa nouvelle émission matinale, en ondes dès septembre.

Ce sera donc Marie-France Bazzo, et en vérité, ça ne pouvait être qu’elle. Dès que l’animateur René Homier-Roy a annoncé en ondes, mercredi, qu’il quitterait l’émission C’est bien meilleur le matin, les réseaux sociaux et des médias l’ont vite adoubée comme seule sérieuse prétendante à la prestigieuse fonction radiophonique. La confirmation officielle est venue par une conférence de presse organisée en après-midi.

M. Homier-Roy quitte C’est bien meilleur le matin pour des raisons personnelles. Il continuera d’animer d’autres émissions à la radio et à la télévision.


Mme Bazzo sera en poste au réveil en septembre et deviendra la première femme à cette fonction les jours de semaine dans l’histoire de la Première Chaîne de Radio-Canada (RC) à Montréal. Elle continuera par ailleurs d’animer son émission quotidienne Bazzo.tv à Télé-Québec et de diriger les Productions Bazzo Bazzo.


« Je suis très émue, a-t-elle dit. C’est vraiment un honneur et une responsabilité que de me retrouver ici. C’est un cadeau immense que me fait Radio-Canada. Je crois qu’à la radio, dans toutes les stations confondues, il y a deux créneaux extraordinaires : celui du milieu de matinée, que j’ai occupé pendant 11 ans avec l’émission Indicatif présent, et celui du matin. C’est celui où on réveille les gens, où on les informe, où on exerce sa curiosité. Il y a quelque chose de magique dans ce créneau-là. Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour. Quand le train passe, je pense qu’il faut le prendre. »


Elle entend utiliser à plein l’interactivité des nouveaux médias dans sa nouvelle émission, pour l’instant sans nom. Elle sera en ondes à 5 h 30 et se lèvera deux heures plus tôt, après ses cinq heures de sommeil habituelles.


« Il y a une routine à respecter dans cette émission, mais c’est sûr qu’elle va me ressembler. Elle va aussi ressembler à RC. Des choses vont changer, des choses vont rester, mais chose certaine, l’émission sera beaucoup plus collée sur la salle des nouvelles de Radio-Canada. La présence journalistique sera peut-être beaucoup plus importante. Pour le reste, il faut la construire, cette émission. »


Un retour au bercail


Mme Bazzo a fait ses classes et établi sa grande réputation à la radio publique. Elle y a dirigé Dazibazzo, Et quoi encore, VSD Bonjour et, bien sûr, Indicatif présent. Elle était chroniqueuse à l’émission Puisqu’il faut se lever de Paul Arcand au 98,5 FM, grand rival de la Première Chaîne. Elle y a fait ses adieux mercredi matin.


« Ce n’est plus exactement la même fille qui revient à RC, a expliqué Mme Bazzo. Je suis passée par le privé, avec ma boîte de production. C’est une manière d’exercer ma créativité, de monter et de travailler avec des équipes. J’ai aussi beaucoup appris de la radio privée. » Elle a notamment cité l’habitude de faire avec des équipes de production plus légères.


Patrick Beauduin, directeur général, et Anne Sérode, directrice de la Première Chaîne, ont travaillé fort depuis deux ans pour convaincre l’enfant prodige de rentrer à la maison publique. « Le départ de Marie-France a été une grande perte pour RC, et je me suis fixé comme objectif, dès ma nomination en 2010, de la faire revenir », dit M. Beauduin, rejoint au téléphone mercredi soir. Le grand patron soigne un cancer depuis cinq mois et espère lui-même rentrer au boulot d’ici quelques semaines. « On m’a donné le mandat de rénover la radio et cette femme faisait partie des plans pour prendre en main cette nouvelle radio. »

9 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 25 avril 2013 02 h 27

    Revenir à la radio de la SRC avec Marie-France Bazzo ?

    La désastreuse évolution des émissions du matin de la radio de la SRC, entre 5h30 et 11h, m’avaient presque intégralement orienté vers l’écoute de la radio du 98,5 FM, avec entre autres l’excellente émission de Paul Arcand, et ceci malgré les désagréments d’une publicité envahissante.

    Le désolant spectacle radiophonique de conversations individuelles et privées qui auraient plutôt leur place dans la cafétéria de la SRC plutôt que sur les ondes d’une radio publique, la tendance à orchestrer un «bal des égos» avec des spécialistes du tout et du rien, voilà qui était devenu intolérable pour un auditeur en quête d’une véritable fenêtre sur le monde.

    C’est avec la nostalgie de l’émission Indicatif présent, qui avait été animée par Marie-France Bazzo, que je constatais la perte de contenu de la radio matinale de la SRC. Je souhaite donc la meilleure chance et le meilleur succès à Madame Bazzo, en espérant toutefois que le contenu soit plutôt servi que desservi par l’utilisation de “nouvelles technologies”, et que l’on se départisse quelque peu de pratiques d’animation un peu “forcées” qui pourraient plutôt évoquer l’animation des “camps de vacance” que celle de la radio.

    Pas question cependant de délaisser complètement le 98,5 FM, surtout entre 9h et 11h .. et pour cause !

    Yves Claudé (@yclaude)

    • Robert Bernier - Abonné 25 avril 2013 08 h 06

      Camps de vacances. Que c'est bien dit. Et je me retrouve totalement dans votre appréciation des dérapages festifs de la radio RC depuis quelques années.

      Robert Bernier
      Mirabel

    • Raymond Chalifoux - Inscrit 25 avril 2013 08 h 31

      "entre 5h30 et 11h," dites-vous?

      Pourrait-on s'entendre que la catastrophe, depuis deux ans, à la Première Chaîne, celle qui m'a moi aussi fait vider les lieux, elle est entre 9h et 11h... (Sauf les rares matins où la gouverne est confiée à Madame Poirier, bien sûr...)

    • Yves Claudé - Inscrit 25 avril 2013 09 h 52

      Monsieur Chalifoux,

      Je suis d’accord avec vous sur le fait que cette tendance "people" affecte aussi très sérieusement, et d’une manière encore plus déplorable, la période de 9h à 11h …!

      Les ondes radiophoniques sont alors détournées par un petit monde narcissique radio-canadien qui s’éloigne de plus en plus de la notion de service public…

      Cordialement

      Yves Claudé

    • Claude Lachance - Inscrite 25 avril 2013 17 h 17

      Du contenu? On peut mettre des patates dans un sac, et du sucre dans un autre, tous deux ont du contenu!. Pour ce qui est de Mme Bazzo, je ne lui connais que des tics, reliquats des ""bandes des six, que l'on appelait à l'époque ( gagnes des "bitchs" ) pas très gentils me direz-vous, Mais le seul contenu qu'avait cette émission était la surenchère d'égos et de vanité, de ces parleux de tout et de rien en s'auto-congratulant à fond de train. Le retour des tics linguistiques, des formules qui marquent leur appartenance à la clique, Bref du shopw-bizz d'amuseurs publiques dans une radio qui dépérit au grand galop.

  • France Marcotte - Abonnée 25 avril 2013 08 h 22

    Au besoin

    Elle est très forte cette femme.

    Je vous écouterai au besoin.

    Plus question de me laisser bombarder dès potron-minet par des informations en rafale avant même d'avoir éprouver le désir de les entendre.

    Qui les clame importe alors assez peu.

  • Jean Richard - Abonné 25 avril 2013 09 h 49

    Ce sera meilleur le matin

    Le départ de M. Homier-Roy et l'arrivée de Mme Bazzo laissent entrevoir de meilleurs jours pour l'émission régionale du matin de la SRC. Il faudra voir toutefois jusqu'à quel point M. Homier-Roy était seul responsable de la dérive de la SRC sur ce terrain.

    La dérive, en quelques points...

    - À de trop nombreux moments on a l'impression que l'émission est diffusée à partir de la cafétéria et que ceux qui tiennent de trop nombreux micros ne se soucient guère de ceux qui tentent de les écouter. Par moments, ça frôle la cacophonie.

    - Les soupirs, grognements et ronchonnements de l'animateur vedette lors de la diffusion d'informations peuvent à la longue devenir fort agaçants. Le public veut être informé et non pas mis continuellement au courant des états d'âme de certains avant que l'information ne soit livrée.

    - L'animateur vedette a la mauvaise manie de couper la parole à tours de bras aux gens avec qui il s'entretient. On s'éloigne du professionalisme non ?

    En somme, la dérive, c'est d'avoir laissé monter le vedettariat et le nombrilisme au dépens de l'information. Il reste à voir maintenant jusqu'à quel point Mme Bazzo sera capable d'éviter le piège. Ce qui est possible à Télé-Québec ne l'est peut-être pas à la SRC. L'avenir nous le dira, mais on a certaines raisons de croire qu'à compter de l'automne, ce sera meilleur le matin.

  • Marc Blanchard - Inscrit 25 avril 2013 18 h 12

    D'accord pour Marie-France Bazzo, mais ne sera-t-elle pas surexposée? À RC et à TQ, à chaque jour, ça fait un peu beaucoup cumularde.

    • Claude Lachance - Inscrite 25 avril 2013 19 h 31

      ces gens là ne seront jamais trop exposés, ca semble être leur leitmotiv.