Le Reader’s Digest encore menacé

Ça va encore mal. Le propriétaire du magazine américain Reader’s Digest se place de nouveau sous la protection de la loi sur les faillites. Il s’agit de la seconde démarche du genre en quatre ans pour le holding Reader’s Digest Association (RDA).


La publication de la version américaine se poursuit et les activités internationales du groupe ne sont pas concernées par ce dépôt de bilan, assure RDA dans son communiqué diffusé lundi. Le populaire magazine paraît dans une cinquantaine de pays, en 21 langues. La Sélection est préparée en français à Montréal depuis 1948.


« La démarche aux États-Unis n’a aucun effet au Canada, explique au Devoir David Press, relationniste de RDA, basé à New York. Les éditions canadiennes maintiennent donc leurs opérations. »


Le groupe RDA Holding a opté pour un redressement judiciaire prénégocié dans l’espoir de diminuer son endettement global des quatre cinquièmes. Les documents déposés dimanche auprès du tribunal responsable des faillites, dans le district sud de New York, font état d’une dette totale de 534 millions.


Le même holding a réussi à restructurer sa dette en 2009, mais au prix de grands sacrifices. L’édition canadienne a aussi procédé à des compressions massives. Les quelque 200 employés du siège social de Montréal occupaient quatre étages d’un immeuble du boulevard René-Lévesque il y a deux ans. À la suite de nouvelles mises à pied en août et en décembre 2012, il ne reste plus que 80 personnes déployées sur un seul étage. L’entreprise n’a plus de président au Canada.


Le Reader’s Digest fondé en 1922 demeure encore très populaire avec 5,5 millions d’exemplaires par numéro au dernier relevé américain. La Sélection québécoise s’est vendue à près de deux millions d’exemplaires en 2011. Seulement, ces publications souffrent d’une chute des revenus publicitaires.

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1 commentaire
  • André Michaud - Inscrit 19 février 2013 09 h 12

    Tant Mieux

    J,ai tellement vu cette compagnie sortir plein de fric des poches des personnes âgées avec des tactiques de marketting ultra douteuses...bon débarras! Dommage seulement pour les employés..