Le blogueur Jean Barbe congédié

L’écrivain et journaliste culturel Jean Barbe se fait retirer son blogue du site journaldemontreal.com. Il en a fait l’annonce jeudi sur son compte Twitter en parlant de lui-même à la troisième personne : « Jean Barbe a été remercié (!) de ses services en tant que blogueur au Journal de Montréal. » La veille, mercredi, dans ce qui aura été son dernier billet, le commentateur réputé à gauche jugeait sévèrement le budget Marceau. Il proposait alors un rapprochement entre les prisonniers des camps d’extermination qui collaboraient avec les nazis et les chroniqueurs de la droite qui enfermeraient la vérité « entre des murs bien épais dans la prison du libéralisme économique ». Un cas type de reductio ad hitlerium, selon le procédé rhétorique qui discrédite les arguments d’un adversaire en les associant à Hitler. Le blogue identifiant nommément « Dubuc, Pratte, Martineau, et Dufour et tous les Duhaime de ce monde » a été retiré des archives du site. Le congédiement du blogueur a été beaucoup commenté sur les réseaux sociaux. M. Barbe signe aussi une chronique littéraire dans Le Journal de Montréal et il anime deux émissions sur MAtv (ex-Vox), également propriété de Québecor.

4 commentaires
  • Jean-François Filion - Abonné 23 novembre 2012 05 h 36

    Un échange, comme au hockey?

    Avec le départ de Denise Bombardier au JdM, la place laissée vacante ne devrait-elle pas être occupée par Jean Barbe? Le lectorat du Devoir qui visitait régulièrement le blogue de Barbe n'aurait plus à faire ce détour chez Quebecor. Cet échange bénéfierait à tous!

  • Franklin Bernard - Inscrit 23 novembre 2012 08 h 30

    Et Richard Martineau, lui?

    Les propos peu élégants de Jean Barbe faisant référence aux camps de concentration étaient peut-être disgracieux, mais ils ne sont rien en regard de la prose nauséabonde, réactionnaire et démagogique de la star à Péladeau, le blogueur Richard Martineau, l'islamophobe numéro un (entre autres joyeusetés) de la galaxie Qiuébécor. Mais lui, il continue à sévir impunément. Au moins, Jean Barbe a un style et une langue. Richard Martineau n'a même pas ça à son crédit, et son français est déplorable.

    En passant, va-ton finir par mettre un frein à cette manie désinvolte et brutale qu'ont bien de gens de citer les Nazis et Hitler à propos de tout et de rien? La moindre affaire devient ainsi une horreur comparable au génocide, et surtout, le nazisme devient une affaire banale. Sans compter la blessure affective infligée à des mlliers de gens à qui la seule évocation des Nazis inflige une terrible douleur.

    • Marc O. Rainville - Abonné 23 novembre 2012 13 h 38

      ''Au moins, Jean Barbe a un style et une langue. Richard Martineau n'a même pas ça à son crédit, et son français est déplorable.'' Chez Québecor, Jean Barbe doit constamment faire attention à ne pas laisser aller son style à l'égoût. C'est ce qui est arrivé à Richard Martineau. Peu se souviennent cependant que les textes qu'il signait pour le mensuel L'Actualité au début de sa carrière de journaliste faisaient de lui une des plus belles plumes au Québec.

    • Franklin Bernard - Inscrit 28 novembre 2012 20 h 03

      Comme quoi se vautrer dans la boue réactionnaire du démagogisme populiste corrompt jusqu'aux qualités «littéraires» (hum...) d'un «journaliste» (re-hum...)