Le temps des bilans

Le planking, pratique inventée il y a quelques années par de jeunes Occidentaux désœuvrés, a gagné en popularité cette année.<br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Le planking, pratique inventée il y a quelques années par de jeunes Occidentaux désœuvrés, a gagné en popularité cette année.

La planking, ça vous dit quelque chose? Le journal australien The Telegrap, place cette activité aussi vaine et qu’extravagante en première position des événements stupides ou    incongrus de l’année. Le planking consiste à faire la planche (comme dans «plank») en public, enfin, là où on ne s’y attendrait pas. Sur une boîte à malle par exemple. Ou dans un autobus.

La pratique inventée il y a quelques années par de jeunes occidentaux désoeuvrés a gagné en popularité en 2011. Les photos d’exploits planchistes s’échangent sur internet, par exemple sur la page Facebook Québec Planking Association.

Et puis en mai dernier, boum, Acton Beale est tombé. L’Australien de 20 ans a fait une chute mortelle d’un balcon haut perché où il planchait. Adieu jeunesse, plus rien ne va...

La sélection du Telegraph des événements bizarroïdes de 2011 intronise aussi la tentative d’entartrage de Rupert Murdoch, magnat australien de la presse au prise avec le scandale des écoute du tabloïd News of the World. Dans le lot attristant, on croise également la photo d’une mère très indigne qui a injecté du Botox à sa fille de huit ans, une magouille censée stimuler ses chances dans un concours de petites beautées. La garde de l’enfant lui a été retirée.

Botoxer sa progéniture demeure exceptionnel. Le planking par contre est très populaire, tellement que c’est un «mème», une idée virale, une information ou une pratique mimées au sein d’une société. Le concept a été forgé par le biologiste Richard Dawkins dans son opus magnum Le Gène égoïste (1976). La formule est maintenant de plus en plus utilisée, surtout en anglais.

Le site knowyourmeme.com propose sa sélection des dix plus importants mèmes de 2011 en se basant sur une analyses des médias sociaux et des recherches sur le net. Le planking fait partie du lot. L’adolescente Rebecca Black arrive en tête avec son interprétation de la «toune» Friday qui a été visionné plus de dix millions de fois en une semaine en février et plus de 165 millions de fois depuis.

Twitter propose sa propre recension d’histoires étonnantes, sans les hiérarchiser. Celle de Daniel Morales par exemple, un Américain sans-abri qui a retrouvé sa fille après onze ans de séparation en postant un message en ligne avec un téléphone qu’un organisme lui avait prêté pour ce faire.

Mark Slavonia a défié le coureur Lance Armstron de gravir le col le plus pentu du monde, la Waipo Valley Road à Hawaii. Le champion a répondu en dix minutes et il s’est exécuté  moyennant un versement de 10 000 $ a l’organisme de charité LiveStrong. 

La palme des bilans saugrenus appartient à aux rigolos qui ont recréé en Lego dix événements des douze derniers mois: le baiser du duc et de la duchesse après leur mariage au balcon du palais de Buckingham, le mouvement occupy Wall street, la révolution en Libye...

Le quotidien The Guardian relaie l’amusante affaire et se propose même de recevoir et de diffuser de nouvelles créations en blocs. Il suffit d’écrire à communit.coordinators@guardian.co.uk.

Le Devoir
3 commentaires
  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 14 décembre 2011 06 h 44

    Fusion

    Pourrait-on recréer en Lego la fusion d'une autruche avec un mirage?

    Desrosier
    Val David

  • Nasboum - Abonné 14 décembre 2011 06 h 56

    Alors?

    Je ne sais pas comment interpréter cet article. Les réseaux sociaux comme conduits pour l'imagination débordante de l'être humain ou tout simplement la confirmation de l'expression anglaise 'amusing ourselves to death'.

  • northernbud - Inscrit 14 décembre 2011 13 h 17

    Darwin Awards

    Dans ce domaine, les Darwin Awards me font souvent rigoler. Le niveau d'imbécilité auquel certains sont prêts à s'abaisser pour avoir leur 15 minutes de gloire n'a simplement de limite que l'imaginaire.