Le Parti libéral lance une pétition en ligne pour défendre Radio-Canada

Ottawa — Les libéraux fédéraux tentent de gagner des appuis à leur parti en se positionnant comme les défenseurs de la Société Radio-Canada. Le Parti libéral du Canada a lancé une pétition en ligne pour défendre la société d'État.

Le chef libéral par intérim, Bob Rae, a envoyé aux partisans une lettre dans laquelle il affirme que son parti se battra pour s'assurer que la radio et la télévision publiques reçoivent les ressources financières dont elles ont besoin.

La campagne, intitulée «Ne touchez pas à notre SRC» encourage les sympathisants libéraux à en faire la promotion sur leurs pages Facebook ou Twitter, et à inciter leurs amis à signer la pétition en ligne.

Bob Rae prévient dans sa lettre que les conservateurs se servent de Radio-Canada comme bouc émissaire au milieu de tous les bouleversements actuels causés par la situation économique.

«On doit leur envoyer un message clair: le financement de Radio-Canada n'a pas causé votre déficit conservateur, alors n'essayez pas de régler votre problème sur le dos de la SRC, écrit-il dans sa lettre. Le Parti libéral reconnaît l'importance profonde de Radio-Canada dans notre société.»

Il a de plus souligné que la Société Radio-Canada fait partie intégrante de l'identité canadienne.

L'initiative libérale survient quelques semaines après que le Parti conservateur eut commencé à demander à ses membres si le financement public de la SRC représentait vraiment un bon investissement.

Certains députés conservateurs ont ouvertement appelé à la fin du financement public de la SRC. Un comité des Communes procède aussi à une évaluation de la transparence de la société d'État en matière d'accès à l'information.

Sur leur page Web accueillant la pétition, les libéraux soutiennent que le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a manqué à sa promesse de ne pas couper les vivres à Radio-Canada, et qu'il a même annoncé que la société d'État va perdre 10 % de son financement.

En fait, rien n'a été annoncé sur les compressions qui pourraient être imposées à Radio-Canada. Le diffuseur public, comme tous les ministères et agences fédérales, a reçu ordre de proposer deux scénarios de compressions — un de 5 % et un de 10 % —, dans le cadre d'un effort général de réduction des coûts.