L’écrivain et journaliste Gil Courtemanche n’est plus

Photo: Jacques Grenier – Le Devoir
Né en 1943 à Montréal, Gil Courtemanche s’est fait connaître comme journaliste, puis analyste de la politique internationale. Il a notamment travaillé à la Société Radio-Canada et au journal Le Soleil. Il avait aussi contribué à fonder Le Jour, le quotidien indépendantiste des années 1970. Il écrivait jusqu’à tout récemment des chroniques dans Le Devoir.

Ses qualités de journaliste avaient été reconnues par le National Magazine Award for Political Reporting, qui lui avait décerné un prix en 1998.

M. Courtemanche a également connu un grand succès en tant qu’écrivain. Son premier roman, Un dimanche à la piscine à Kigali, paru en 2002, a été traduit en 23 langues, et a été adapté pour le cinéma par Robert Favreau en 2006. L’ouvrage, qui traitait du terrible génocide survenu au Rwanda en avril 1994, a remporté le Prix des libraires du Québec (2001), le Prix de la Cadière d’Azur (2004) et le prix «Hommage du public» aux Prix des libraires du Québec en 2008.

Un autre de ses livres, Une belle mort, paru en 2005, a également été porté à l’écran par Léa Pool, en 2010, sous le titre La Dernière Fugue.

«Ce n’est pas la possibilité de la mort qui me tue, mais la vie. L’absence des pas dans le corridor. On découvre toujours trop tard que l’amour est parti», avait affirmé l’auteur lors d’une entrevue accordée à l’émission Christiane Charette en mai 2010. Il venait de lancer son plus récent roman, Je ne veux pas mourir seul.

Gil Courtemanche était reconnu pour son franc-parler, ses prises de position contre les injustices sociales et ses fines analyses des conflits qui secouent le monde. Entre les mois d’avril 2008 et novembre 2009, il a d’ailleurs été consultant auprès du procureur en chef de la Cour pénale internationale.

«Son talent de communicateur, son regard lucide et acéré sur les dérives du monde et du tiers-monde ont vite imposé sa voix comme une "conscience" des laissés-pour-compte», ont fait valoir les Éditions du Boréal.

M. Courtemanche laisse dans le deuil sa mère, sa fille, sa petite-fille, quatre soeurs et un frère. Des détails sur la cérémonie funéraire seront communiqués ultérieurement, a précisé sa maison d’édition.

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Le Devoir consacrera plusieurs textes au décès de Gil Courtemanche dans son édition de demain.

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