RueFrontenac.com a cessé ses activités

RueFrontenac.com affiche page blanche. Sans salaire depuis deux mois après un lockout de plus de deux ans, les employés ont cessé leur collaboration au site qu'ils ont créé en 2009, retirant la plupart de leurs archives.

Le site a cessé ses activités hier matin, a confirmé le porte-parole de RueFrontenac.com, Jean-François Codère, à La Presse canadienne. À l'issue du lockout au Journal de Montréal le 30 avril dernier, environ 45 personnes avaient continué à faire vivre le site d'information, bénévolement, espérant en arriver à une entente avec un acquéreur potentiel. «On était fatigués, c'était instable», a confié M. Codère à La Presse canadienne. Pendant toute la durée du lockout, le fonds de grève du syndicat avait permis aux journalistes, photographes, pupitreurs et autres travailleurs de l'information de maintenir le média sur le Web et même pendant une courte période sur papier, imprimé hebdomadairement.

Le nom de domaine RueFrontenac.com a bel et bien trouvé preneur, mais l'identité de l'acheteur est protégée par une entente de confidentialité. Les négociations entre les artisans du site et son nouveau propriétaire sur le mode de fonctionnement du média auraient achoppé. L'identité d'une personne liée à l'acquéreur poserait aussi problème.

Le site est passé à deux doigts de la fermeture il y a un mois et demi, après s'être placé sous la protection de la loi sur les faillites, mais une proposition de relance avait été acceptée par les créanciers.
5 commentaires
  • camelot - Inscrit 2 juillet 2011 13 h 47

    Voilà

    Péladeau a eu ce qu'il voulait.

  • Andrée Le Blanc - Abonnée 2 juillet 2011 20 h 10

    Bien triste...

    J'ai beaucoup apprécié ce site tout au long de son existence. J'y ai découvert des journalistes de talent, qui ont débusqué des choses auxquelles d'autres média ne s'intéressaient que peu ou pas. Des angles de vues inusités aussi, complémentaires à ceux que j'apprécie tant dans Le Devoir. Et parfois fort différents de la pensée dominante.
    C'est bien triste de voir ces journalistes perdre leur voix, la circulation des idées en est vraiment appauvrie ! Merci aux artisans de Rue Frontenac et en particulier à ceux qui ont tant cherché à le garder debout, suite à la fin biaisée du conflit au Journal de Montréal...

  • Etienne Goyer - Inscrit 4 juillet 2011 11 h 40

    Déçu

    Je lisais quotidiennement ruefrontenac.com. Ce n'était pas par défiance envers Québécor, c'était surtout pour l'excellent travail de journalisme d'enquête. On se souviendra que RueFrontenac.com a mis à jours le scandale de corruption concernant Labonté, le bras droit de Louise Harel aux dernières élections municipales. Ils ont aussi fait un excellent travail en talonnant le gouvernement Charest dans le dossier des gaz de schiste et de la collusion dans le monde de la construction. La qualité des articles était parfois inégale, mais dans l'ensemble, ils ont fait un travail inespéré, considérant les moyens à leur disposition. On a besoin de plus de média de cette trempe.

    Par contre, je suis un peu déçu que le contenu du site ai disparu. Les articles écrits au fil du temps, en particulier les primeurs, ont une valeur historique importante, et il est dommage qu'ils disparaissent sans laisser de trace. J'espère que les artisans les remettront en ligne bientôt. C'est vraiment important que leur travail continue à vivre et ne sombre pas dans les oubliettes de l'histoire.

    La fin de RueFrontenac.com était prévisible. Je l'avais vu venir depuis un bout de temps, je ne suis donc pas surpris. Je souhaite le meilleur à tous les artisants du site, et je les remercie chaudement pour le travail qu'ils ont fait pendant ces deux années.

  • Amie du Richelieu - Inscrit 5 juillet 2011 07 h 51

    @ Etienne - tout n'est pas perdu!

    Les excellents articles de Rue Frontenac ne sont pas entièrement perdus!

    Ils sont toujours sur la toile si on sait comment les trouver. Avec votre moteur de recherche, sur un article de Rue Frontenac, on peut retrouver les articles en cliquant sur "en cache".

    Aussi, n'est-il pas rassurant de savoir qu'il existe encore des journalistes intègres, indépendants et passionnés de leur métier?

  • Victor Beauchesne - Inscrit 6 juillet 2011 07 h 59

    ceux qui pleurent n'ont jamais contribué

    Évidemment les journaux partout ont de la difficulté à boucler leurs budgets, C'est ce qui est arrivé au J de Mtl, il fallait réduire les dépenses ou fermer. La disparition de Rue Frontenac l'illustre très bien.

    Est-ce que ceux qui pleurent ont avancé des fonds ? Non ils préfèrent critiquer Péladeau qui a toujours refuser de financer des pertes.