En bref - Seuls 23 syndiqués retournent au Journal

Les artisans de la salle de rédaction du Journal de Montréal ne se sont pas bousculés pour obtenir l'un des 42 postes qui leur étaient offerts en vertu de l'entente de principe conclue fin février.

Ce sont finalement 23 syndiqués qui prendront, le 11 avril, le chemin des nouveaux locaux du Journal de Montréal, sis dans Cité du multimédia, dans le Vieux-Montréal. Les autres employés syndiqués se sont prévalus de leur indemnité de départ. La nouvelle convention collective tient, selon nos informations, en quelque 70 pages, soit 230 pages de moins que la précédente. Le protocole de retour au travail a été adopté lundi par les employés syndiqués du Journal de Montréal à 85,5 %.
9 commentaires
  • Fabien Nadeau - Abonné 2 avril 2011 08 h 54

    Tourner la page

    Sans mauvais jeu de mots, la plupart des syndiqués veulent maintenant tourner la page. C'est compréhensible. Quand une grève de deux ans vient chambouler la vie, on a le temps de tout réévaluer. Je ne serais pas retourné, moi non plus. L'indemnité de départ pourra effacer une partie des dettes accumulées et pour la plupart, la touche "exit" signifie renaissance.

  • Jean St-Onge - Inscrit 3 avril 2011 22 h 14

    Le choix des mots

    "...Quand une grève de deux ans vient chambouler la vie..."

    Imaginez quand c'est un lock-out.

    Imaginez, quand le public, les annonceurs, le gouvernement, laissent ton employeur te sacrer dehors, pour en embaucher d'autres à moins cher...

    Au Manoir Richelieu, Malenfant avait l'excuse de perdre de l'argent.
    Chez Québécor, PKP avait besoin d'argent pour
    s'acheter un club de hockey...

  • Anne-Marie Courtemanche - Abonnée 4 avril 2011 08 h 33

    Retrouver sa liberté

    Il faut aussi dire que les employés du STIJM qui ont choisi d'y retourner ont choisi de se plier à des conditions de travail façonnées sur le modèle PKP. Ils ont choisi de baisser les bras, de courber l'échine et de travailler pour un voyou dont ils devront assumer les moindres caprices. Les autres, en renonçant à leur poste, ont choisi de continuer de se battre symboliquement, mais surtout, de retrouver leur liberté. Et de ne pas financer son équipe de hockey.

    Ils ont refusé de mettre au profit d'un despote et des lecteurs indignes de ce journal leur talent, leur intelligence, leur courage et leur détermination. C'est un geste fort et lourd de significations.

    Je leur souhaite que Rue Frontenac continue d'être un succès et que tous les projets qu'ils entreprendront le soient aussi, auprès d'employeurs ou de partenaires qui les méritent. Longue vie aux ex-membres du STIJM et bravo pour votre courage et votre détermination. Vous êtes un exemple à suivre dans la société québécoise.

  • Pierre Schneider - Abonné 6 avril 2011 07 h 01

    Quel voyou ?

    @ Annatiloup: Traiter gratuitement Pierre-Karl Péladeau de voyou est une très grave accusation, que je qualifierais de libelleuse. Elle fait aussi fi des accusations d'actes criminels commis par certains syndiqués, condamnés par le tribunal, pour avoir perdu les dédales au nom d'une absurde convention qui accordait TOUT pouvoir aux salariés et qui paralysait la direction de l'information.

  • Victor Beauchesne - Inscrit 6 avril 2011 07 h 50

    idéologie

    Annatiloup démontre par ses commentaires teintés d'idéologie ML ainsi que ses accusations gratuites que le but d'un journal devrait être d'abord et avant tout de subvenir aux besoins de ses employés. Et demeurer profitable afin d'éviter le sort de nombreux autres quotidiens qui ont fermé leurs portes ? Connait pas ou bien pas important. Dépensons l'argent du voyou, ça pousse sur des arbres !

    Qu'on puisse publier un journal avec 43 employé au lieu de 250 illustre le ridicule des demandes syndicales. Plier l'échine ou se rendre à l'évidence ?