Le prix Sceptique 2010 remis au Devoir

Centenaire et incrédule. Le Devoir a été honoré cette semaine par les Sceptiques du Québec, qui ont remis au quotidien de la rue de Bleury le prix Sceptique de l'année 2010 pour l'ensemble de son œuvre. Les promoteurs du doute et pourfendeurs de dogmes tiennent par ce prix à souligner 100 ans d'existence pendant lesquels le journal «n'a jamais offert à ses lecteurs de chronique astrologique, divinatoire ou pseudopsychologique de même farine», a indiqué le groupe au terme de sa rencontre mensuelle qui s'est tenue lundi à Montréal.

Près de 50 sceptiques ont pris part au vote. La journaliste scientifique Valérie Borde, du magazine L'actualité, était au nombre des finalistes pour «sa rigueur et son excellent travail de vulgarisation».

Comme chaque année, les Sceptiques du Québec ont également profité de l'occasion pour décerner leur prix Fosse sceptique, visant à dénoncer l'obscurantisme et l'encouragement de l'irrationnel. Le «gouvernement conservateur canadien» l'a remporté «pour le mépris qu'il manifeste envers la science en rendant optionnel le questionnaire long prévu par Statistique Canada dans le recensement». Une décision qui «faussera la validité de l'échantillonnage», disent les Sceptiques.

Notons que le réseau TVA, pour sa «série d'émissions complaisantes tentant de démontrer que les morts communiquent avec les vivants par l'entremise d'une table», baptisée Rencontres paranormales, était aussi en lice pour ce prix. Tout comme Le Journal de L'Association des employées et employés du gouvernement du Québec qui propose des «chroniques mensuelles de numérologie, de chiromancie et autres pseudopsychologies».
 
1 commentaire
  • Marc O. Rainville - Abonné 16 décembre 2010 14 h 13

    La même farine

    Les promoteurs du doute et pourfendeurs de dogmes tiennent par ce prix à souligner 100 ans d'existence pendant lesquels le journal «n'a jamais offert à ses lecteurs de chronique astrologique, divinatoire ou pseudo psychologique de même farine.»

    Vraiment ? Jamais ? Un quotidien d'obédience religieuse pendant toute son enfance et son adolescence, qui accueille encore dans ses pages les propos de plume d'illuminé(e)s, dans le sens péjoratif du terme, qui entretient par des banalités ou des silences prudents le statu-quo sur certains dossiers qui pourraient froisser le rouleau à pâte, celui de l'échangeur Turcot par exemple ?
    Personne n'est parfait. Je ne cherche pas ici une mauvaise querelle à mon quotidien préféré. Il est un point toutefois qui me dérange un peu. Oserai-je ? Allez, je me lance. Pourquoi avoir déplacé la devise du Devoir de la une à la page éditoriale ? Scandale !
    Bonne Année aux artisans du Devoir. Continuez à faire ce que dois.