TVA et JdeM, même combat

Les journalistes du Journal de Montréal, dont Raynald Leblanc, président du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (à droite), ont manifesté hier matin à la porte de la Caisse de dépôt et placement du Québec à Montréal.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Les journalistes du Journal de Montréal, dont Raynald Leblanc, président du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (à droite), ont manifesté hier matin à la porte de la Caisse de dépôt et placement du Québec à Montréal.

Pendant que de difficiles négociations de convention collective se poursuivent à TVA, les «lock-outés» du Journal de Montréal demandent l'intervention de la Caisse de dépôt et placement (CDP) dans leur conflit, qui persiste depuis 13 mois. Les deux médias appartiennent à Quebecor.

Des syndiqués arrivés par surprise en autobus ont occupé pendant une petite heure, hier matin, le hall d'entrée de l'édifice de la CDP, dans le Quartier international à Montréal. Leur objectif: obtenir une rencontre avec le président de la Caisse pour le convaincre d'intervenir dans le conflit.

Mission accomplie: la CSN a annoncé en soirée qu'ils ont obtenu un entretien avec Michael Sabia le mois prochain.

La CDP est actionnaire à 45,23 % de Quebecor Media. Or, selon sa propre politique d'investissement responsable, il lui faut s'impliquer dans des entreprises qui se comportent en bonnes entreprises citoyennes.

«Comment peut-elle accepter le fait que l'empire des communications soit le champion incontesté des conflits de travail?», demande Raynald Leblanc, président du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM), rencontré après la manifestation. Il souligne que, sous la direction de Pierre Karl Péladeau, l'entreprise a décrété 14 lock-out. Le STIJM représente 253 syndiqués.

Démantèlement appréhendé

Ça barde déjà à TVA, où se poursuit la négociation avec les délégués d'environ 800 travailleurs. Trois rencontres ont eu lieu depuis le 3 février. Le site du Syndicat des employé(e)s de TVA parle carrément d'un «projet de démantèlement de la convention».

Selon cette source, les demandes patronales visent par exemple le recours à la sous-traitance sur toutes les nouvelles plateformes, la modification «sans contrainte des fonctions et de l'organisation du travail», mais aussi du régime de retraite, la diminution des primes et du paiement des heures supplémentaires, l'élimination des priorités d'affectation selon l'ancienneté et l'affectation de tous les employés temporaires à des quarts de travail de quatre heures.
1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 18 février 2010 11 h 56

    PKP pour PM?

    Dire que sur le site de commentaires du JdM, quelqu'un a proposé PKP comme premier ministre du Québec!