Journal de Montréal - Quebecor: le conflit s'amplifie

Le conflit de travail au Journal de Montréal s'envenime, encore. Quebecor, propriétaire du quotidien, a obtenu une ordonnance provisoire réclamée à la Cour supérieure pour faire en sorte que les syndiqués en lockout ne puissent pas bloquer l'accès à l'imprimerie de ses quotidiens, comme ils l'ont fait dans la nuit de lundi à mardi, cette semaine. Plus tôt dans la journée, réunis en assemblée générale extraordinaire, les employés en lockout avaient appris que la partie patronale modifiait à la baisse son offre initiale de règlement.

Les employés du Journal de Montréal en lockout depuis près de 11 mois ont tenu un siège devant une imprimerie de Mirabel mardi très tôt, jusqu'à 4h de la nuit. Dans sa décision datée de mardi soir, la juge Michèle

Monast reconnaît le droit de manifester du syndicat, mais exige que les syndiqués n'entravent plus l'accès aux propriétés de Quebecor, dont l'imprimerie de Mirabel. Les deux parties se retrouveront devant le tribunal le 12 janvier pour l'étude d'une injonction permanente.

Les esprits syndicaux ont surchauffé en apprenant la teneur de la nouvelle offre patronale pour une entente collective des 253 employés concernés. Cette proposition prévoit des mises à pied à la rédaction (seuls les bureaux étaient touchés jusqu'ici) et réclame une utilisation accrue des services de l'agence de presse interne de Quebecor (QMI).

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