Hausse des ventes du Devoir

Malgré la récession et les difficultés financières qui ont forcé quelques grands quotidiens d'Amérique du Nord à fermer leurs portes et d'autres à réduire leurs effectifs, Le Devoir poursuit sur sa lancée des dernières années au chapitre du tirage. En effet, selon les données compilées par la firme de vérification Audit Bureau of Circulation (ABC), la diffusion totale moyenne de l'édition de fin de semaine du Devoir a grimpé de 4 % entre octobre et avril par rapport à la même période de six mois l'an dernier, pour atteindre 44 361 exemplaires. L'édition du lundi au vendredi a aussi augmenté, de 2,3 % cette fois, à 28 458 exemplaires par jour en moyenne.

Du côté des autres quotidiens, la diffusion totale de La Presse en semaine est restée stable par rapport à la même période de l'an dernier, mais elle a diminué de 1,7 % le samedi. Quant au Journal de Montréal, qui continue d'être publié malgré le lock-out en cours depuis janvier dernier, il est impossible de connaître l'évolution de sa diffusion depuis que Quebecor Media a abandonné l'ABC pour la vérification du tirage de ses journaux.

Au cours des prochains mois, Le Devoir mettra en ligne la toute nouvelle mouture de son site Internet, qui est déjà fréquenté par plus de 400 000 visiteurs uniques chaque mois, selon la compilation faite par Google Analytics.

Comme la santé financière du Devoir tient dans une même proportion à la fidélité de ses lecteurs et aux ventes publicitaires, cette performance se répercute sur les résultats de l'entreprise qui seront discutés lors de la prochaine assemblée annuelle des actionnaires, à la mi-mai. Ainsi, pour le premier trimestre 2009 qui s'est terminé le 31 mars, le bénéfice net a atteint

132 051 $ comparativement à une perte de 90 688 $ à la même période l'an dernier. Pour l'ensemble de l'année financière 2008, terminée le 31 décembre, Le Devoir a enregistré une légère perte de 71 497 $ sur un chiffre d'affaires de plus de 16,9 millions, comparativement à des bénéfices de 318 000 $ l'année précédente. Cette perte nette est essentiellement due à l'augmentation du prix du papier, aux dépenses extraordinaires reliées aux deux campagnes électorales et à l'amortissement des investissements faits en 2008. D'ailleurs, si on exclut les amortissements, Le Devoir a dégagé un bénéfice d'exploitation de 123 125 $ en 2008 sur un chiffre d'affaires total de 16,9 millions. Indépendant et transparent, Le Devoir reste encore aujourd'hui le seul quotidien québécois à dévoiler ses résultats financiers chaque année.

À une époque où il est de bon ton de proclamer la mort prochaine de la presse écrite, les résultats du Devoir montrent que les journaux qui savent distinguer l'essentiel du superflu en offrant de l'information et des analyses de qualité à leurs lecteurs trouvent toujours leur place dans le nouvel univers médiatique, sur papier et à l'écran.

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