À voir à la télévision le vendredi 27 mars - Nature indéfinie

Naître avec un sexe pas très bien défini est plutôt rare. En fait, c'est le cas d'environ une naissance sur 2000.

La plupart des parents ne vivent pas très bien avec une telle ambiguïté. C'est pourquoi, selon les indices quant à un «sexe» dominant chez ces poupons hermaphrodites, ces enfants sont pour la plupart opérés afin de devenir des filles ou des garçons à peu près normaux, du moins en apparence... Guilhem Rondot, documentariste qui s'est déjà intéressé aux personnes atteintes de nanisme dans Question de taille, donne ici la parole à d'autres humains qui doivent vivre dans une enveloppe charnelle singulière, «anormale» et bien souvent très inconfortable, ceux que l'on nomme de nos jours les «intersexués».

Dans Sexes variables, nous faisons la connaissance de quelques personnes nées «hermaphrodites» et opérées dès leur plus jeune âge, mais qui ont changé de sexe ou qui sont engagées dans un tel processus parce qu'elles considèrent que le choix fait par les équipes médicales et leur famille n'était pas le bon. D'autres tentent tant bien que mal de vivre avec cette ambiguïté identitaire en gardant les caractéristiques des deux sexes, une condition difficile à vivre dans des sociétés où les différences entre hommes et femmes régissent encore bien des choses.

Le documentaire nous éclaire donc sur le drame qu'ils vivent quotidiennement et fait également une part belle aux explications scientifiques qui nous permettent de comprendre en partie les raisons de ce phénomène rare et complexe. Un petit segment du film consacré à l'intersexualité et aux Jeux olympiques risque d'en intéresser plusieurs.

Zone doc / Sexes variables - Radio-Canada, 21h

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