Le Soleil nie les rumeurs de mises à pied

L'éditeur du Soleil, Claude Gagnon, nie les informations voulant que son journal s'apprête à faire d'importantes mises à pied chez les journalistes, alors que le syndicat craint l'abolition d'environ 35 postes.

Le Syndicat de la rédaction du Soleil a tenu hier une assemblée générale pour discuter, entre autres, d'informations qui circulaient depuis quelques jours, voulant que Le Soleil soit en train de planifier d'importantes mises à pied.

Selon les informations du syndicat, ces compressions budgétaires feraient partie d'un plan de redressement sur trois ans actuellement discuté par le groupe Gesca.

Pour faire face à la situation difficile des journaux, une quinzaine de mises à la retraite seraient privilégiées dans les prochains mois au Soleil, mais il faudrait également abolir une vingtaine d'autres postes pour atteindre les objectifs financiers du groupe, selon le syndicat.

«L'assemblée a donné à l'exécutif syndical un mandat de mobilisation, explique Baptiste Ricard-Châtelain, président du Syndicat de la rédaction du Soleil. Notre objectif, c'est de faire barrage à ce qui s'en vient. Ce n'est pas vrai qu'une entreprise qui fait autant d'argent que Power Corporation peut couper impunément dans les ressources en information.»

Rejoint hier en début de soirée, l'éditeur du Soleil nie pourtant catégoriquement avoir de tels projets.

«Nous n'avons aucun plan pour couper des postes, soutient-il au Devoir. Ce que nous faisons, c'est que, compte tenu du contexte économique difficile, si quelqu'un prend sa retraite, nous analysons la pertinence de conserver le poste.»

Claude Gagnon ajoute que quatre personnes sont déjà parties à la retraite cette année et «pour le moment, je n'ai pas d'autres plans de rachat concernant les retraites».

L'éditeur du Soleil explique que la direction de l'entreprise procède actuellement à une comparaison des pratiques d'affaires dans d'autres médias américains, où l'on calcule le ratio de journalistes par rapport au tirage, mais il soutient qu'il s'agit de simples analyses comparatives.