Le CRTC se penchera dès demain sur les nouveaux médias

Les Canadiens regardent de plus en plus, sur leurs ordinateurs et téléphones cellulaires, d'émissions de télévision et de vidéos ne devant pas comporter un minimum de contenu canadien, mais à la suite d'une décennie de forte croissance d'Internet, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) entend examiner son approche du Web.

L'organisme fédéral entreprend des audiences à ce sujet à Gatineau, demain, afin de se pencher sur sa politique permettant la diffusion de contenu échappant à sa réglementation sur Internet et les portables.

Certains souhaitent la mise en place de règles assurant la diffusion de contenu canadien sur Internet. D'autres estiment que le Web comporte déjà son lot de contenu produit au pays sans qu'une réglementation à cet effet ait été nécessaire.

«Si les Canadiens n'encouragent pas la présence de contenu canadien sur Internet, qui le fera?», a demandé Ian Morrison, porte-parole de l'organisme Friends of Canadian Broadcasting.

Les diffuseurs traditionnels des secteurs de la radio et de la télévision sont soumis à des règles les obligeant à respecter un quota minimum de contenu canadien.

Dix an plus tard

Le contenu du Web, auparavant dominé par le texte, a fortement changé depuis 1999, alors que le CRTC a décidé d'avoir à son égard une politique de non-intervention, a indiqué M. Morrison.

«Une décennie s'est passée, et Internet s'est transformé en quelque chose dont le contenu audiovisuel est comme vous le savez omniprésent», a-t-il observé.

En 2007, le CRTC a également exempté de sa réglementation les services de diffusion auxquels ont accès les détenteurs de téléphones cellulaires et autres appareils portables.

Il y a une dizaine d'années, les téléphones cellulaires n'étaient pas aussi répandus qu'aujourd'hui. Selon l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), le pays compte désormais plus de 20 millions d'abonnés à un service de téléphonie sans fil.

Google, géant de la recherche sur Internet, souhaite que la situation demeure la même.

«Quand vous voyez la quantité de contenu canadien disponible en ligne, quand vous voyez la diversité de ce contenu et quand vous voyez avec quelle facilité les Canadiens peuvent maintenant avoir accès à du contenu, en faire la promotion et le diffuser, vous pouvez constater que le Web a ouvert un nombre incroyable de possibilités», a affirmé Jacob Glick, avocat de Google en matière de politique canadienne.

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