Médias - Une déclaration du président de la FPJQ fait des remous

Une déclaration du président de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) cause des remous depuis deux jours dans la profession journalistique.

Mercredi, le président de la FPJQ François Bourque a émis de sérieuses réserves quant à la décision de certains députés de l'Assemblée nationale, particulièrement du Parti québécois, de bouder le Journal de Montréal, actuellement en lock-out.

François Bourque a estimé qu'il s'agissait d'un dangereux précédent. «Aujourd'hui, c'est parce qu'il y a un conflit de travail, demain, ce sera parce qu'on n'aime pas les questions du journaliste ou son angle, a-t-il déclaré. Bref, je ne vois pas comment ne pas répondre à un journaliste permet de mieux servir le public.»

Cette déclaration a suscité la colère dans certains médias. Jeudi, le syndicat des journalistes de La Presse s'est élevé contre la position de la FPJQ, faisant valoir que la réserve de la FPJQ «va à l'encontre des valeurs que notre syndicat défend». Il semble que l'exécutif syndical du Soleil partage aussi ce point de vue.

Hier, la FPJQ a voulu mieux expliquer sa position dans sa lettre hebdomadaire envoyée à ses membres. La FPJQ constate qu'il s'agit là d'un contexte où entrent en conflit deux valeurs importantes, dit-elle: la libre circulation de l'information et la solidarité avec des collègues journalistes en conflit de travail.

«Dans la hiérarchie des valeurs, la FPJQ privilégie celle de la libre circulation de l'information et de la responsabilité des élus envers le public, qui est clairement au coeur de notre mandat, écrit-elle. Ce n'est pas une position contre les syndicats ou les journalistes du Journal de Montréal.»

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