À voir à la télévision le lundi 2 février - La nouvelle ruée vers l'or

Vallée de Huasco, au nord du Chili, en pleine Cordillère des Andes, à 4000 mètres d'altitude: des paysages à couper le souffle. Dans cette vallée magnifique, on trouve le plus gros gisement d'or de la planète. Et c'est dans ce coin reculé que les compagnies Barrick Gold et Noranda veulent faire beaucoup d'argent.

Barrick Gold, grande entreprise minière canadienne, est également célèbre, si l'on peut dire, pour avoir assommé, par une poursuite-bâillon l'année dernière, les trois auteurs de Noir Canada, publié chez Écosociété, livre qui dénonçait les pratiques de l'entreprise.

Dans un documentaire qu'il qualifie lui-même de «western engagé», le réalisateur Martin Frigon est allé scruter les pratiques de Barrick Gold au Chili. Frigon avait déjà réalisé en 2004 un documentaire percutant sur l'impact de la compagnie Noranda à Murdochville.

Mirages d'un Eldorado veut donc démontrer comment les installations de ces entreprises altèrent l'environnement et comment de nombreux groupes chiliens, dont les agriculteurs de la vallée, tentent de lutter contre leurs projets.

Le réalisateur du documentaire s'est vu refuser l'accès aux sites miniers. Pour recueillir des images, il a donc dû faire quatre jours de cheval dans les Andes, avec la complicité des militants du coin. Sa présence là-bas dérangeait tellement qu'il a évité de justesse un accident catastrophique en se rendant compte que les boulons des pneus de son véhicule avaient volontairement été desserrés.

Bref, il s'agit d'un documentaire engagé, troublant, assez dévastateur, qui se termine à Toronto, alors que le réalisateur filme un discours du pré-sident de Barrick Gold, qui accuse les critiques de ses projets d'«entretenir la peur» et soutient que les investissements de Barrick Gold visent à combattre la pauvreté...

Mirages d'un Eldorado - Télé-Québec, 21h

À voir en vidéo