Le New York Times doit sacrifier des actifs sportifs

New York — Le New York Times, qui a vu son bénéfice fondre de 48 % au quatrième trimestre en raison d'une chute des revenus publicitaires qui a même gagné Internet, a annoncé hier qu'il cherchait un acheteur pour ses actifs sportifs.

«En cette période de changements sans précédent, nous réagissons de manière stratégique et créative pour gérer nos affaires et préparer notre avenir», a commenté la directrice générale, Janet Robinson, citée dans un communiqué.

La société mère du quotidien new-yorkais, qui publie également le Boston Globe et plusieurs autres journaux de Nouvelle-Angleterre (nord-est des États-Unis), n'a pas indiqué combien elle espérait obtenir de la vente de ses actifs sportifs.

Il s'agit de ses parts (17,75 %) d'une société actionnaire à 80 % de l'une des principales équipes de baseball, les Red Sox de Boston, et de leur stade Fenway Park, ainsi que d'une chaîne de télévision sportive.

Au quatrième trimestre, le groupe de presse New York Times Company a enregistré un bénéfice net de 27,65 millions de dollars, en retrait de 47,8 % en un an, qui n'a pas permis de combler les pertes annuelles, évaluées à 57,84 millions.

Par action, le bénéfice trimestriel hors éléments exceptionnels s'établit à 26 ¢, presque à la hauteur des attentes des analystes (27 ¢).

Mme Robinson a souligné qu'entre octobre et décembre, la chute des revenus publicitaires avait gagné à son tour les sites Internet du groupe, qui ont vu ces recettes refluer de 3,5 %, après une croissance de près de 15 % durant les neuf premiers mois de l'année.

En revanche, le groupe a enregistré sur le dernier trimestre une hausse de 3,7 % de ses recettes de ventes de journaux, due à la hausse des prix.

À voir en vidéo