À voir à la télévision le vendredi 2 janvier - Johnny, tu n'es pas un ange

D'emblée, on reconnaîtra un certain mérite aux deux scénaristes de Pirates des Caraïbes: la malédiction de la Perle noire qui, à la demande des studios Disney, devaient accoucher d'une intrigue basée sur un des manèges du parc d'attraction du vieux Walt. Du jeu vidéo au film, on connaît, mais du manège au film? Pas sûr... Or Ted Elliott et Terry Rossio (Shrek) sont parvenus à concocter un récit qui, s'il ne survit pas à un examen très poussé, propose en revanche une bonne dose d'action, d'humour, d'effets spéciaux et, oui, de romance. Le succès fut retentissant. Deux suites furent commandées.

Une nuit, le port de Saint-Charles est le témoin d'un étrange débarquement: les pirates du capitaine Barbossa en ont contre la fille du gouverneur, la ravissante et vive Elizabeth Swann, qu'ils sont venus enlever. Craignant pour la vie de celle qu'il aime en secret, Will Turner, un jeune homme de modeste descendance, part à leurs trousses flanqué du capitaine Jack Sparrow, célèbre flibustier qu'il a libéré sous promesse de débusquer Barbossa, lequel est sous le coup d'une malédiction faisant de lui un mort-vivant... Vous suivez toujours?

Tout divertissant soit-il, il serait fort étonnant que Pirates des Caraïbes: la malédiction de la Perle noire passe à l'histoire. Cela étant, on serait bête de bouder son plaisir, surtout que, dans le rôle de l'irrévérencieux Jack Sparrow, Johnny Depp est mémorable. Ici, il trouve un formidable opposant en la personne de Geoffrey Rush (Shine). À leurs côtés, les jeunots Keira Knightley et, surtout, Orlando Bloom, tout photogéniques soient-ils, font pâle figure. Ample et imaginative, la mise en scène de Gore Verbinski (Le Cercle) fait un peu oublier cet aspect.

À noter que la suite, Pirates des Caraïbes: le coffre du mort, sera diffusée demain. Tout aussi spectaculaire mais peut-être un peu moins rythmé, ce second volet met surtout la table pour le dernier chapitre de la trilogie.

Cinéma / Pirates des Caraïbes : la malédiction... - Radio-Canada, 18h30

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