Médias - Résultats surprenants d'un sondage sur l'information régionale

Plus de 80 % des citoyens du Québec croient que les sujets locaux et régionaux sont bien couverts par les médias de leur région.

C'est la surprenante conclusion d'une sondage mené il y a un mois par le sondeur Michel Lemieux auprès de 2200 citoyens, pour le compte de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Depuis des années, plusieurs groupes déplorent la «montréalisation» de l'information et le manque de ressources dans les médias locaux. Lors de la crise à TQS, au printemps dernier, on a beaucoup déploré la réduction de la couverture journalistique en région, avec la fermeture des salles de nouvelles de l'entreprise.

Mais ce sondage semble jeter un pavé dans la mare. «Nous avons été surpris, il est certain que ça heurte des idées reçues», mentionnait hier François Bourque, le président de la FPJQ.

Le sondage indique que les taux de satisfaction les plus élevés se trouvent dans les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte Nord ainsi que de Québec/Chaudières-Appalaches, alors que c'est en Outaouais et sur l'île de Montréal que les taux de satisfaction face à l'information locale et régionale sont les moins élevés.

La FPJQ tient à compter d'aujourd'hui son congrès annuel au Château Frontenac à Québec, et les auteurs du sondage dévoileront demain tous les détails de cette consultation, avec d'autres données. En attendant d'en savoir plus, la FPJQ remarque que «l'information locale et régionale n'est peut-être pas aussi mal en point qu'on est parfois porté à le croire».

La FPJQ fête son 40e anniversaire cette année, et le programme de sa rencontre annuelle est particulièrement riche. Ainsi, les centaines de journalistes réunis à Québec participeront à une discussion sur le thème «Qu'est-ce qu'un journaliste?», en prévision d'une modification aux règlements de la FPJQ, qui exigerait maintenant que pour devenir membre de la FPJQ il faille prendre un engagement moral à respecter le Guide de déontologie des journalistes, adopté par la fédération.

Cette discussion est devenue nécessaire en raison de la multiplication des communicateurs en tous genres, animateurs de télévision, blogueurs de provenances diverses et journalistes-citoyens.

De plus, le congrès présentera plusieurs conférences et ateliers sur la question du passage des médias traditionnels à Internet, sur la façon de travailler en multimédia ainsi que sur l'avenir de l'information sur Internet.

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