Qu'est-ce qui retient l'attention des médias?

Il a un an et demi, le débat constitutionnel a accaparé la plus grande part de la couverture médiatique de la campagne électorale. «En toute logique, il faut s'attendre à ce que l'économie domine cette année», explique Jean-François Dumas, président de Influence Communication, qui ajoute que les campagnes sont de plus en plus dominées par des sujets de controverses et par les sondages.

Influence Communication recense quotidiennement toutes les informations publiées dans les journaux, hebdomadaires, téléjournaux, bulletins de nouvelles radios, autant dans les médias nationaux que locaux.

Lors de la dernière campagne électorale provinciale de 2007, Influence Communication avait calculé que le débat constitutionnel avait été le principal sujet abordé, occupant 10,76 % de tout le «poids média» de l'ensemble de la campagne. «Les libéraux en avaient beaucoup parlé, en rappelant sans arrêt que l'objectif du PQ était de faire l'indépendance», explique Jean-François Dumas.

Les autre sujets étaient les débats des chefs (5,89 %), les sondages (4,21 %) et la question des accommodements raisonnables (3,54 %).

Par ailleurs, les controverses en tous genres, par exemple à propos des candidats Jean-François Plante et Robin Philipot, avaient accaparé 20,8 % de l'espace médiatique. Le constat semble assez clair: les campagnes électorales sont très marquées par les attaques des uns contre les autres et par les sondages, et le débat des chefs y occupe une place centrale. À la fin de la campagne, les promesses électorales précises ne dominent pas nécessairement la couverture journalistique.

La campagne fédérale de cet automne, elle, a vu la culture occuper une place exceptionnelle et inusitée, la première place au Québec pour ce qui est du «poids médias», devant l'économie.

«Comme le sujet de la culture a été si important dans la campagne fédérale, il sera intéressant de voir si dans l'actuelle campagne les partis s'en empareront, remarque Jean-François Dumas. Mais on peut prévoir que l'économie sera au centre des préoccupations.»

À compter de la semaine prochaine, Le Devoir publiera tous les samedis un relevé hebdomadaire de la couverture médiatique tel qu'établi par Influence Communication.
2 commentaires
  • Michelle Bergeron - Inscrit 8 novembre 2008 07 h 52

    Le copier-coller d'une nouvelle.

    On assiste au copier-coller d'une nouvelle inutile pour la campagne. On vient de voir la propagation de la nouvelle du papier interne du PQ s'adressant à la personnalité de la personne en provenance directement d'une sorte de journaliste crasse de la Presse écrite qui a pratiquement été repris par tous. Pas tellement édifiant pour la profession et confirme combien les propriétaires de médias accepte ce plagiat qui ne sert à rien pour l'auditeur sauf pour les BBM. Ce comportement augmente les coups bas envers les personnes. Ma réaction instantané fut Une snob ou un hypocrite ou populiste ou une solitaire ou un vertégocentiste.

  • Normand Chaput - Inscrit 8 novembre 2008 10 h 24

    la saucisse hygrade

    qui nous casse les oreilles avec le quatrième pouvoir? Les journalistes et les patrons qui les engagent. Je veux bien y croire mais quant on engage une compagnie privée dont la nomenclature comporte le mot influence, à titre de correspondant, j'ai des doutes. Je me dis, mettons que ce quatrième pouvoir aurait tendance à se donner de l'importance? Mettons que les journalistes auraient tellement intérêt à conserver leur emploi (précaire) qu'ils auraient tendance à relayer l'information (par définition puisque ce sont eux qui le disent) sans poser de questions. Maintenant ils engagent des vérificateurs pour se donvaincre qu'ils ont vraiment fait une bonne job puisqu'ils ont parlé de ce que tous les autres parlaient.