À voir à la télévision le vendredi 17 octobre - Un homme en fuite

En 1973, Steve McQueen brillait encore du succès, l'année précédente, du Guet-apens, où il partageait la vedette avec sa compagne d'alors, l'actrice Ali MacGraw. À la même époque, le nom de Dustin Hoffman demeurait associé aux scandaleux mais tout aussi rentables Le Lauréat, Macadam Cowboys et, plus récemment, Les Chiens de paille.

Si tous deux venaient de tourner, chacun son tour, avec le grand Sam Peckinpah, ce n'est pas lui qui les a réunis à l'écran cette année-là, mais bien Franklin J. Schaffner. Avec Patton, son film sur le célèbre général, en guise de carte de visite, ce réalisateur semblait être le choix tout désigné pour mettre en scène une autre aventure virile, laquelle, à l'instar de la première, se réclamait également du récit biographique, celui de Henri «Papillon» Charrière. À gros best-seller, grosse production.

Papillon relate les multiples tentatives d'évasion dudit personnage, condamné, à tort maintient-il, pour meurtre. Sur le navire pénitentiaire qui le mènera, en 1932, jusqu'à l'île du Diable, en Guinée française, le détenu (dans l'une des libertés prises par rapport au bouquin) fait la connaissance de Louis Dega, célèbre faussaire. Entre eux, le courant passe et ils conviennent d'un échange de bons procédés: Papillon assurera la protection du frêle Dega et ce dernier financera l'évasion du premier. Marché conclu, et vogue le navire! Sauf que tout n'est pas aussi simple, bien entendu.

Réalisé avec une ampleur toute hollywoodienne, Papillon bénéficie de l'expérience de Schaffner derrière la caméra, lui qui sortait tout juste de l'opulente fresque historico-biographique Nicholas et Alexandra. Au rayon de l'interprétation, le duo que composent McQueen et Hoffman, deux acteurs aux approches contrastées, s'avère, en fin de compte, étonnamment homogène.

Cinéma / Papillon - VA, 23h45