En bref - Reuters n'a plus de journalistes à Montréal

La direction de l'agence de presse Reuters a fait circuler un courriel interne, hier, dans lequel elle annonçait la fermeture immédiate de la salle de rédaction de Montréal, selon les informations obtenues par Le Devoir.

Le bureau, qui ne comptait plus qu'un seul journaliste, avait subi une première vague de licenciements au début de 2004, à l'époque où Reuters, basée à Londres, connaissait des problèmes de rentabilité. Or la dernière ronde de compressions survient au moment où la compagnie fusionne ses activités avec celles de la société Thomson, qui a avalé Reuters le mois dernier pour 16 milliards $US. La plupart des journalistes canadiens de Reuters travaillent à Toronto, mais l'agence a aussi des correspondants à Vancouver, Calgary, Winnipeg et Ottawa. Cela signifie que Reuters entend couvrir l'actualité montréalaise avec des journalistes basés ailleurs. Reuters est la deuxième grande organisation à quitter Montréal depuis un an, l'agence de presse Dow Jones ayant plié bagages en 2007 en laissant aller son correspondant, qui écrivait aussi pour le Wall Street Journal. Ces décisions vont dans le sens inverse de ce qu'a fait une autre agence, Bloomberg, qui a ajouté un correspondant à Montréal. L'équipe des ventes de Reuters, dont les clients sont des établissements qui consomment des données financières, demeure en place.