La journaliste Julie Miville-Dechêne est nommée ombudsman de Radio-Canada

La journaliste Julie Miville-Dechêne deviendra en avril la première femme à occuper le poste d'ombudsman de Radio-Canada.

Nommée pour un mandat de cinq ans, elle sera la cinquième personne à occuper ce poste depuis 1992, après Bruno Gauron, Mario Cardinal, Marcel Pépin et Renaud Gilbert.

«L'ombudsman est un chien de garde de l'intégrité journalistique, explique-t-elle. Pour le public, c'est un processus d'appel qui est gratuit, contrairement aux tribunaux.»

Mais l'ombudsman ne peut pas imposer des amendes ou des «peines» comme un tribunal. «Le pouvoir de l'ombudsman dépend de la crédibilité de la personne qui occupe le poste, et je vois beaucoup mon rôle comme celui d'un médiateur», ajoute-t-elle.

L'ombudsman actuel, Renaud Gilbert, doit soumettre dans les prochains mois son dernier rapport, celui de 2006-07. Mais dans son rapport 2005-06, il expliquait avoir effectué 1019 «interventions» en tous genres en cours d'année et avoir invité la direction de Radio-Canada à répondre à 505 plaintes. L'équité en matière d'information représente environ le tiers des plaintes présentées à l'ombudsman, qui rejette d'ailleurs la majorité des plaintes.

Dans son nouveau rôle, Julie Miville-Dechêne entend examiner les nouveaux défis qui se posent en matière d'information sur Internet.

Âgée de 47 ans, Julie Miville-Dechêne est entrée à Radio-Canada en 1977 comme documentaliste au Centre de documentation. En plus de 25 ans de journalisme, elle a été reporter mais également correspondante à Toronto, correspondante parlementaire à Ottawa et correspondante à Washington.

Elle avait également complété un baccalauréat en sciences politiques à l'UQAM et une maîtrise en journalisme à l'université Columbia de New York, où elle avait d'ailleurs été la première journaliste québécoise admise dans ce que plusieurs considèrent comme la plus prestigieuse faculté de journalisme aux États-Unis.