À voir à la télévision le samedi 24 février - Rendons les César

Tout comme Normand Brathwaite pour la Soirée des Jutra, la comédienne et réalisatrice Valérie Lemercier sera à la barre de la Nuit des César pour une deuxième année consécutive. Là s'arrêtent les comparaisons... À Paris, pour un brin de folie ou de controverse, on pourra toujours compter sur un intermittent du spectacle en colère, une star sur le déclin, une vedette internationale incapable de dire deux mots en français et surtout des discours dans une langue que reconnaîtrait sans mal — et sans maux d'oreilles — feu Maurice Grevisse.

Les artisans du cinéma français, à l'instar de leurs collègues québécois, travaillent «ben fort» et seront sûrement «ben contents» de monter sur scène cueillir la précieuse statuette. La tradition remonte maintenant à 32 ans, et cette année encore les spectateurs québécois seront parfois attentifs, parfois indifférents, devant plusieurs finalistes dont ils n'ont pu apprécier le travail. Parmi les films sélectionnés et bientôt à l'affiche, citons Quand j'étais chanteur, avec un Gérard Depardieu aussi sobre qu'émouvant, et un thriller signé Guillaume Canet, Ne le dis à personne, avec entre autres Marie-Josée Croze.

Sous la présidence d'honneur de Claude Brasseur, attendrissant dans le film choral Fauteuils d'orchestre, la soirée sera sans doute celle de Rachid Bouchareb avec Indigènes (en salle depuis hier au Québec), en nomination dans plusieurs catégories, dont celle du meilleur film, du meilleur réalisateur (où l'on retrouve aussi le toujours jeune de coeur Alain Resnais) et du meilleur scénario original. De plus, comme on ne craint pas le ridicule pour quêter du glamour, un prix sera décerné à l'acteur Jude Law «pour l'ensemble de sa carrière»... La vedette de Breaking and Entering n'a pourtant que 35 ans, mais parions qu'il sera «ben content».

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