Plainte à la suite d'une émission de Zone libre - Radio-Canada a 20 jours pour répondre à Stephen Harper

La direction de l'information à Radio-Canada entend défendre fermement l'émission Zone libre du 19 janvier dernier sur les sables bitumineux en Alberta, qui fait l'objet d'une plainte du cabinet de Stephen Harper auprès de l'ombudsman de Radio-Canada.

Selon la procédure habituelle prévue par l'ombudsman, celui-ci transmet la plainte à la direction de l'information, qui a 20 jours ouvrables pour répondre au plaignant. Si le plaignant n'est pas satisfait de cette réponse, il peut demander la révision de son dossier à l'ombudsman.

C'est à ce moment que l'ombudsman commence son enquête afin d'en arriver à une décision, ce qui pourrait prendre un certain temps.

La plainte a été transmise à l'ombudsman mardi soir, mais celui-ci en a officiellement pris connaissance hier matin.

Par ailleurs, d'autres sources ont indiqué au Devoir hier que tous les ministres et les députés du gouvernement conservateur avaient reçu le mot d'ordre, au cours des derniers jours, de ne plus accorder d'entrevues à Radio-Canada, et ce, sur l'ensemble du réseau au pays. À Radio-Canada, on soutient que ce mot d'ordre est directement lié à la diffusion du reportage de Zone libre, même si le cabinet de Stephen Harper n'établit pas officiellement un tel lien.

On indique également que le réseau anglais CBC devait diffuser une version écoutée du document de Guy Gendron présenté à Zone libre, mais cette diffusion a été annulée par CBC la semaine dernière.
21 commentaires
  • Céline Racicot - Inscrit 25 janvier 2007 00 h 46

    Sheik Harper

    C'est sûr que ca tombe pas trop bien, juste avant les élections. Mais si le Sheik veut monter la production à 5 millions de barils par jour, faudrait que la formule du déséquilibre fiscal tienne compte de 100% des ressources naturelles. On pourrait commencer à parler du fond pour la Bourse du carbone avec la venue de ces bituminodollars.

  • William Dacey - Inscrit 25 janvier 2007 05 h 03

    Intimidation

    C'est encore une fois que Stephen Harper adopte une tactique de George Bush en menaçant la presse s'il se sente d'être critiqué.

  • Paul-Henri Simard - Inscrit 25 janvier 2007 08 h 02

    Zone libre 19 Janvier

    J'ai regardé l'émission à deux reprises, et je suis tout à fait d'accord avec le journaliste, et je trouve très regretable que la production du pétrole par cette technique en chauffant les sables butimineux pour en envoyer le produit fini aux US laisse à l'Alberta une polution qui nuit à l'environnement On devrait vendre les sables aux US

  • Fernand Turbide - Inscrit 25 janvier 2007 08 h 23

    C'est honteux.

    L'un des premiers gestes de ce « mini-Bush » a été de demander a ses ministres de ne pas répondre aux journalistes. Un individu qui siège au poste de chef d'état et qui refuse de répondre aux questions des journalistes qui sont les oreilles du peuple n'a pas la compétence pour diriger une démocratie de la qualité du Canada. Il veut maintenant intervenir dans la nomination des juges pour les profiler a l'image qu'il se fait de la justice. C'est un homme dangereux, incompétent dont l'idole et le maître a penser n'est nul autre que ce Bush de malheur, le plus mauvais président Américains depuis longtemps, ce petit Napoléon « made in USA » qui est en train de mettre le feu a la planète.

    Plus vite il sera remplacé mieux ce sera pour le Canada.

    Fernand Turbide
    Ville Saguenay

  • Robert Verreault - Inscrit 25 janvier 2007 08 h 41

    Des précisions s.v.p.

    J'aurais aimé que cet article précise les motifs exacts du mécontentement du gouvernement Harper. Est-ce que la plainte déposée relève des erreurs factuelles dans le reportage d'Enjeux? Est-ce simplement le ton général du reportage qui déplaît? Bref, quels sont les termes et la nature de cette plainte au juste?