À voir à la télévision le jeudi 23 novembre - Dieu... et la télé sauve la reine

La reine Élisabeth Ire est une inépuisable source de fascination... et de fictions, tant au cinéma qu'à la télévision. La fille d'Henri VIII et d'Anne Boleyn, d'abord emprisonnée parce qu'on l'accusait de comploter contre sa demi-soeur la reine Marie Tudor, a soudainement pris le pouvoir et régné 40 ans sur l'Angleterre et l'Irlande.

Femme complexe et fort intéressante (on a dit d'elle qu'elle était intelligente, cultivée, vaniteuse, fantasque, proche du peuple, qu'elle avait une poigne de fer, et que sais-je encore), c'était surtout une femme d'une indépendance exceptionnelle: il faut la voir dans l'épisode de ce soir balayer du revers de la main les tractations politiques pour lui trouver un mari, préférant batifoler avec son ami d'enfance, au grand dam de la cour. Elle est morte célibataire et sans enfants (d'ou son surnom de «reine vierge»), après avoir affirmé la puissance de sa nation, particulièrement contre l'Espagne, protégeant les arts et la culture et donnant carrément son nom à son époque, l'époque élisabéthaine.

Un tel personnage a fasciné les réalisateurs et Élisabeth Ire fut interprétée à l'écran par des comédiennes aussi célèbres que Bette Davis, Glenda Jackson ou, plus récemment, Cate Blanchett. Dans cette production récente de la BBC en quatre épisodes (c'est le deuxième épisode ce soir), la comédienne britannique Anne-Marie Duff, moins connue, prend le relais avec aplomb, dans une production riche et prenante. On aimerait beaucoup comparer celle-ci avec une autre production récente de HBO et Channel Four, où Helen Mirren vient de s'attaquer au même rôle (en plus d'apparaître actuellement dans les salles sous les traits d'Élisabeth II). Populaire, dites-vous?

La Reine vierge, Télé-Québec, 21h