Sur vos écrans: ça va jaser!

Marie-Josée Gauvin pilote le documentaire J’ai perdu mon bébé.
Photo: Canal Vie Marie-Josée Gauvin pilote le documentaire J’ai perdu mon bébé.

Le tabou des fausses couches

L’animatrice de radio et autrice Marie-Josée Gauvin prend la parole pour faire la lumière sur un sujet difficile à aborder publiquement : les fausses couches. Si, à l’époque, elle en avait parlé en onde dans son émission, elle avoue aujourd’hui dans le documentaire J’ai perdu mon bébé avoir ressenti beaucoup de honte et de culpabilité. Mais aussi un grand vide puisque son désir de devenir la mère d’un « enfant d’amour » s’était rapidement éteint, deux fois de suite.

Très vite, Marie-Josée Gauvin réalise que de nombreuses femmes sont concernées par les fausses couches, mais que, comme elle, beaucoup se sentent seules pour traverser cette épreuve. En effet, on apprend dans le documentaire que sur le plan international, au moins une grossesse sur cinq se terminerait par un décès périnatal précoce ou tardif, le terme médical pour désigner la fausse couche. Selon elle, il est grand temps d’arrêter d’avoir peur d’en parler et de banaliser le phénomène. Pour ce faire, elle part notamment à la rencontre de spécialistes du sujet et de plusieurs personnes qui y ont été confrontées, dont l’autrice-compositrice-interprète Ingrid St-Pierre qui n’a pas hésité à briser le silence à travers sa musique.

Alors que les « pourquoi » résonnent bien trop souvent dans la tête des femmes à qui les fausses couches barrent le chemin de la maternité, J’ai perdu mon bébé, chargé en émotions, tente d’apporter quelques éléments de réponse, ou au moins de trouver des explications claires, et d’amener un peu de soutien.


J’ai perdu mon bébé
Canal Vie, le 12 décembre, 20 h

 

Elle court, elle court, la rumeur

Il paraît que… « Le potin et les rumeurs existent depuis la nuit des temps », prévient sans détour Véronique Cloutier dans sa plus récente série documentaire. Le temps de trois épisodes, l’animatrice tente de mieux comprendre ce comportement social et explore le rapport que nous entretenons avec les on-dit. Preuve à l’appui, une petite dizaine de minutes seraient même consacrées quotidiennement au commérage, peu importe notre âge ou notre genre.

En discutant avec plusieurs personnalités publiques qui ont déjà fait l’objet de rumeurs, Véronique Cloutier met le doigt sur la relation d’amour-haine qui unit les Québécois avec le potinage. De la presse à scandale aux « journaux artistiques » aux sites Internet consacrés au vedettariat, La machine à rumeurs scrute notamment le mécanisme qui fait du bavardage et des ragotsdes outils de vente incontournables. Appuyés par des sociologues et des psychologues, des célébrités d’hier et d’aujourd’hui comme Michèle Richard, Chantal Pary, Mario Pelchat, Normand Brathwaite, Alicia Moffet, Claudie Mercier, Érick Rémy ou encore Boucar Diouf apportent ainsi, chacun à leur manière, leur regard et leur expérience de la rumeur.

Plus encore, Véronique Cloutier n’oublie pas non plus d’examiner la fabrique à rumeurs par excellence aujourd’hui qu’est la téléréalité. Alors, tomberez-vous dans la spirale infernale de La machine à rumeurs ?


La machine à rumeurs
VÉRO.TV, dès le 14 décembre

 

Dans l’intimité de Michèle Richard

La voici, la revoilà ! La chanteuse et comédienne Michèle Richard — qui se vante par ailleurs dans l’émission de Véronique Cloutier d’avoir enrichi Québecor grâce aux rumeurs qui la concernaient à l’époque — choisit d’apparaître sans filtre et sans retenue dans un nouveau documentaire de TVA riche de plus d’une heure.

Dans Michèle, tout simplement, celle-ci se livre avec énormément de générosité et d’humour à Joël Legendre, tant sur ses débuts au cinéma à l’âge de dix ans que sur sa vie paisible dans les Laurentides aujourd’hui.


Michèle, tout simplement
TVA, le 11 décembre, 19 h 30

À ne pas manquer

Un voyage qui ne fait pas « patate »

Depuis 2010, les étranges personnages de « patates-dragons » créés par l’autrice Karine Gottot et l’illustrateur Maxime Cyr font voyager les jeunes lecteurs du primaire grâce à une série d’albums alliant documentaire et bande dessinée où ils tiennent la vedette. Voilà qu’ils font le saut au petit écran pour un « spécial hivernal » qui les entraîne du Japon à la Terre de Feu, en passant par la Suisse et le Québec. L’humour potache caractéristique de cette drôle de bande passe très bien le test de la télé. On devrait pouvoir découvrir la série de courts d’ici la fin de 2023. On a bien hâte de la voir.

Les Dragouilles. Spécial hivernal
ICI Tou.tv Extra dès le 13 décembre et ICI Télé le 7 janvier, 7 h 30


À voir en vidéo