«Super-héros recherchés»: super-balado

De ses balbutiements dans les journaux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, qui empêchera l’exportation des produits américains au Canada, tout l’univers du neuvième art québécois est dévoilé.
Photo: Savoir média De ses balbutiements dans les journaux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, qui empêchera l’exportation des produits américains au Canada, tout l’univers du neuvième art québécois est dévoilé.

On connaît les noms de Batman, de Wonder Woman et de Spiderman. Mais qu’en est-il de ceux de Capitaine Kébec, Northguard, Fleur de Lys ou The Jam ?

Fortement ancrée dans la culture patriotique de nos voisins du Sud, la bande dessinée superhéroïque est intrinsèquement américanocentriste. Le sociologue Jean-Philippe Warren et le chercheur postdoctoral et expert en bande dessinée Philippe Rioux démystifient pourtant dans Super-héros recherchés cette idée qui veut que la création de ce type de bédés ne se limite qu’aux frontières du pays de l’oncle Sam.

En six épisodes d’une trentaine de minutes, offerts en version balado et en épisodes télé diffusés à la chaîne Savoir média, les fidèles acolytes couvrent près d’un siècle d’histoire de la bande dessinée d’ici, précisément à travers la figure de super-héros bien de chez nous.

De ses balbutiements dans les journaux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, qui empêchera l’exportation des produits américains au Canada, tout l’univers du neuvième art québécois est dévoilé. Des personnages méconnus, qui s’inscrivent dans la culture de la Belle Province, refont ainsi surface. Certains d’entre eux restent en mémoire, tels que Bojoual le huron-kébékois, cet Obélix nord-américain à la force « louiscyrienne », ou encore Poutinette, dotée d’un pistolet lanceur de sauce à poutine.

Sommité dans son domaine, Philippe Rioux transmet sa passion contagieuse pour les comics en nous entraînant dans ces pages qui ont bien plus à raconter que de simples histoires de justiciers costumés.

Super-héros recherchés

Sur les plateformes numériques et la chaîne télé de Savoir média dès le 3 décembre, les samedis, 17 h

À voir en vidéo