Sur vos écrans: à l’anglaise

Une scène tirée de la série documentaire S.O.S. Beckham
James Turner Disney+ Une scène tirée de la série documentaire S.O.S. Beckham

Pour le meilleur et pour le pire du soccer

La Coupe du monde de soccer masculin est sur le point de commencer dans la chaleur du désert qatari, mais cela fait bien longtemps qu’elle fait parler d’elle. Et pas vraiment en bien. Une douzaine de jours avant le coup d’envoi de celle-ci à Doha et à Al-Khor, la série documentaire de Netflix FIFA. Ballon rond et corruption invite le spectateur à plonger au coeur des conditions d’attribution de cette 22e édition — controversée depuis le premier jour en 2010 — jusqu’au fonctionnement même de la Fédération internationale de football association (FIFA)

Le géant de la diffusion en continu promet notamment des révélations à charge contre la FIFA « entre lutte de pouvoir et enjeux politiques mondiaux » et donne, entre autres, la parole au très contesté Sepp Blatter. Rappelons à ce propos que le Suisse, président de l’organisation sportive pendant 17 ans, a été contraint de remettre sa démission en 2015 à la suite d’un scandale de corruption sans précédent entourant l’organisation des coupes du monde de 2018 en Russie et de 2022 au Qatar. La FIFA est par ailleurs vivement critiquée pour avoir octroyé la Coupe du monde à ce dernier, un pays qui ne respecte ni les droits des travailleurs étrangers ni ceux de la communauté LGBTQ+ et des femmes.

« La FIFA est devenue une organisation criminelle », dénonce sans détour le documentaire. Dans FIFA. Ballon rond et corruption, la fédération, désormais dirigée par l’Italo-Suisse Gianni Infantino, est ainsi comparée à un « jardin secret » au fonctionnement opaque, une organisation régie par « un code tacite » qui permettrait en toute impunité fraude électronique, blanchiment d’argent, racket ou encore évasion fiscale…

Sur un tout autre ton, une nouvelle série documentaire fait aussi une incursion dans l’univers du soccer. Cette fois, S.O.S. Beckham, contenu original de Disney+, montre au public une facette plus humaine et plus éthique du ballon rond. Le temps de quatre épisodes, le footballeur anglais David Beckham fait un retour aux sources chez les Westward Boys, un club de l’est de Londres pour lequel il a joué quand il était adolescent. Aujourd’hui dernière du classement, l’équipe, épaulée par l’ancien joueur de Manchester United et du Real Madrid, va tout faire pour échapper à la relégation. Plus que l’exploit sportif, David Beckham partage avec les Westward Boys en dehors du terrain son parcours et son expérience, ponctués de succès mais aussi d’échecs, afin de leur donner les clés de la réussite que sont l’entraînement, l’ambition et le travail d’équipe.


FIFA. Ballon rond et corruption
Netflix, dès le 9 novembre

 S.O.S. Beckham
Disney+, dès le 9 novembre

 

La revanche au féminin

Deux mois après le décès de la reine Élisabeth II, la cinquième saison de la série incontournable de Netflix The Crown est de retour. Une toute nouvelle distribution était donc de mise, avec à sa tête la comédienne Imelda Staunton (Harry Potter, Downton Abbey), qui a été choisie pour incarner la souveraine et succéder à Olivia Colman et à Claire Foy. Lady Diana est interprétée par l’actrice australienne Elizabeth Debicki (Tenet), et le prince Charles par Dominic West (The Wire). Pour sa part, Olivia Williams (The Ghost Writer) tient le rôle de la maîtresse de ce dernier, Camilla Parker Bowles.

L’action est cette fois campée dans les années 1990. Cette décennie, qui a particulièrement été éprouvante pour la reine Élisabeth II, laisse entrevoir une avant-dernière saison riche en rebondissements et en coups d’éclat. De fait, l’année 1996 a été marquée par le divorce très médiatisé du prince et de la princesse de Galles, suivi par la mort tragique de Lady Diana un an plus tard. À cause du caractère délicat des événements abordés, Netflix s’est même vu demander de préciser que The Crown, bien qu’inspirée de faits réels et historiques, était bel et bien une fiction.

Quant à la série The English, elle retrace l’arrivée d’une aristocrate anglaise aux États-Unis, au XIXe siècle, dans le but de venger la mort de son fils. Pour traverser l’immensité hostile de l’Ouest américain, lady Cornelia Locke (Emily Blunt) s’allie avec Eli Whipp (Chaske Spencer), un membre de la nation autochtone Pawnee. Ensemble, ils embrasseront leur destin ponctué par une quête d’identité et de vérité.


The Crown, saison 5
Netflix, dès le 9 novembre

The English
Prime Video, dès le 11 novembre

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Jouer au colon de la Gaspésie pour un lingot d’or (et quart)

Cinq ans après la première édition du Lot du diable, dans laquelle les concurrents devaient relever des défis comparables à ceux que devaient relever les colons de l’Abitibi durant la Grande Dépression, Historia (et Séries Plus, aussi dans le giron de Corus) propose une deuxième saison de la téléréalité, qui nous transporte dans la même époque, mais, cette fois, sur la côte gaspésienne. Le comédien Louis Champagne reprend ses habits d’inspecteur du ministère de la Colonisation pour orienter les candidats, qui doivent cette fois créer un village de pêche qui fera « concurrence » aux hameaux dominés par les marchands jersiais, et qui espèrent ne pas être éliminés au fil des différentes épreuves. Le gagnant remportera la modique somme de 100 000 $. 

Le lot du diable. La conquête de la mer
Historia et Séries Plus, dès le vendredi 11 novembre, 20 h


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