Sur vos écrans: aller au fond des choses

Gildor Roy anime la série documentaire criminelle «Le fin fond de l'histoire».
Photo: Crave Gildor Roy anime la série documentaire criminelle «Le fin fond de l'histoire».

Des enquêtes scrutées à la loupe

Il incarnait avec aplomb le commandant Daniel Chiasson dans District 31, voici désormais un Gildor Roy qui retrouve ses habits de présentateur pour Le fin fond de l’histoire, la nouvelle série documentaire policière de Crave. Changement de genre, donc, mais certainement pas d’ambiance pour l’acteur habitué des rôles d’enquêteur qui, au fil des épisodes, examine minutieusement l’invraisemblance de plusieurs décès survenus au Québec et des enquêtes qui ont suivi. Si ces enquêtes sont désormais résolues, il n’empêche que celles-ci ont, à l’époque, donné du fil à retordre aux autorités chargées de faire la lumière sur ces affaires criminelles.

Direction d’abord l’ancien bar Lupin, une petite taverne située à l’angle des rues Roy et Drolet sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal. Nous sommes en août 1995, en pleine guerre des motards, et celui qu’on surnomme « le Grand Réal », le trafiquant de drogue Réal Perron, est abattu de deux balles dans la tête. Il y a près de 30 ans, les technologies n’étaient pas aussi développées qu’aujourd’hui et l’enquête va faire du surplace jusqu’en 2012… lorsque la police se penche sur une affaire d’abus d’enfants.

Gildor Roy reconstitue ensuite cette autre affaire sordide qui date de l’hiver 1997, la veille de Noël, quand le jeune David Desmeules est mortellement happé sur l’autoroute près de Montmagny après s’être mis à tituber de façon inexplicable. Si, dans un premier temps, les enquêteurs concluent à un accident, puisque les analyses du coroner révèlent la présence d’une forte dose d’anxiolytique dans l’organisme de la victime, le dossier sera finalement rouvert lors d’investigations au sujet de plusieurs cas d’agressions sexuelles. Avec l’aide de témoins, de journalistes et d’experts, Gildor Roy explore également dans Le fin fond de l’histoire huit autres enquêtes tout aussi surprenantes.


Le fin fond de l’histoire​
Crave, dès le 19 octobre

 

L’air glacé de l’Écosse

La série dramatique — mais pas dépourvue d’un humour grinçant — britannique Annika arrive à PBS. On y suit la détective écossaise Annika Strandhed (Nicola Walker) qui se voit transférée au sein de l’unité maritime des homicides de Glasgow, qu’elle doit dorénavant diriger.

Entre son équipe impassible, et pas tout à fait accueillante, et sa fille adolescente qui fait des siennes, la policière se résout tant bien que mal à mener de front sa première enquête criminelle sur place, quelque part entre une mer hostile, une brume épaisse et des témoins à peu près tout sauf coopératifs.


Annika
PBS, dimanche, 22h

 

Et du côté de Netflix

Le géant Netflix met à la disposition de ses abonnés deux émissions intrigantes. La première, Descendants, est un documentaire multiprimé qui met en lumière le combat des descendants d’Africains arrivés illégalement en Alabama après l’abolition de l’esclavage et qui ont créé le village prospère d’Africatown.

Afin de faire reconnaître leur histoire, ils sont aujourd’hui à la recherche de l’épave du navire qui fut à l’époque brûlé pour dissiper les soupçons, mais pas seulement.

Ils luttent également pour la survie de leur communauté menacée par les industries chimiques qui se sont récemment implantées dans les environs.
 

La minisérie Notre-Dame, la part du feu plonge pour sa part le spectateur au coeur du brasier qui a en partie détruit la cathédrale en 2019. Inspirée par de vrais témoignages, la fiction française retrace de l’intérieur l’opération menée par les pompiers.

 

Descendants, les héritiers d'Africatown​
Netflix, dès le 21 octobre

 

Notre-Dame, la part du feu
Netflix, dès le 19 octobre

À ne pas manquer

«Périphériques, les mondes de Flynn»: «réalités» périlleuses

Dans un futur pas tellement lointain, Flynn, une jeune femme (Chloë Grace Moretz) d’une région rurale des États-Unis et son frère vétéran de l’armée arrondissent leurs fins de mois en participant à des simulations en réalité virtuelle, sans trop d’anicroches. Jusqu’à ce que
celle-ci teste une simulation « béta » qui l’entraîne dans une « réalité »
peut-être moins virtuelle qu’imaginée. C’est là la prémisse de cette série inspirée du roman éponyme de William Gibson, considéré comme l’un des chefs de file du « cyberpunk », produite entre autres par les créateurs de Westworld. Il reste à voir si elle ralliera le même public…

Périphériques, les mondes de Flynn
Prime Video, dès le 21 octobre



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