Juste un peu plus loin

Capture d’écran de «Dome Keeper», de Bippinbits
Photo: Raw Fury Capture d’écran de «Dome Keeper», de Bippinbits

Notre explorateur pénètre l’atmosphère d’une planète inconnue. Sa capsule brille d’un orange vif au moment où elle amorce sa descente. Elle touche terre violemment. Un dôme l’englobe : ce nouveau monde est hostile, il faudra le protéger. Il ne reste qu’à creuser.

Dome Keeper est le premier jeu complet du duo de développeurs allemands Bippinbits, des habitués des « game jams », ces séances de conception de jeu vidéo lors desquelles il faut improviser avec les moyens du bord et en un temps limité.

Dans cette version plus achevée de leur rogue-lite Dome Romantik (2021), on joue le rôle d’un mineur spatial à la recherche de ressources et de puissantes reliques anciennes. À mesure que l’on creuse sous notre dôme, on débloque de nouvelles améliorations pour notre astronaute et son habitat qu’il faut défendre contre des vagues d’ennemis extraterrestres.

Les ressources étant limitées, il faut faire des choix parfois difficiles : améliorer nos aptitudes de combat ou nos capacités d’exploitation ? Des choix qui, lorsqu’ils s’additionnent, arrivent souvent à plus que la somme de leur impact.

Par exemple, augmenter la vitesse de notre personnage n’est pas seulement bienvenu dans les phases d’exploration : cela permet aussi de revenir à notre base bien plus vite lorsque des hordes d’extraterrestres lui lancent l’assaut.

Dans une esthétique pixélisée magnifique et une trame sonore électro ambient, on s’est perdu dans de nombreuses sessions qui nous ont paru bien plus courtes qu’elles ne l’étaient vraiment. On termine le mode court en une quarantaine de minutes, le mode long, en environ deux heures. Battre le jeu permet de débloquer de nouveaux modes et d’acquérir des améliorations pour notre dôme, ce qui nous offre un bon sentiment de progression.

Dommage que Dome Keeper nous donne l’impression d’être un jeu en accès anticipé sans être vendu comme tel. Le jeu n’offre qu’une seule classe de personnages, les améliorations sont limitées et les modes aussi. Des mises à jour sont promises, mais un peu plus d’honnêteté aurait été appréciée.

Reste qu’on a beaucoup aimé ce petit jeu indépendant, d’autant plus qu’on avait peu de temps devant nous pour jouer. Dans l’autobus, dans le métro, tard dans la nuit : on y a joué sur la Steam Deck pour décompresser ou pour mettre notre cerveau sur pause le temps d’un petit défi engageant sans être frustrant, même dans la défaite.

Celui-ci étant cantonné au PC, croisons-nous les doigts pour qu’une version console soit offerte prochainement : Dome Keeper mérite d’être mis entre les mains de plus de joueurs. À essayer.


Dome Keeper

★★★ 1/2

Conçu par Bippinbits et édité par Raw Fury. Offert sur PC seulement (Windows, macOS et Linux). Compatible avec la Steam Deck.

À voir en vidéo