«38 at the Garden» : contrer les stéréotypes

Scène du documentaire «38 at the Garden»
Photo: Crave Scène du documentaire «38 at the Garden»

Le titre de ce court documentaire fait référence au nombre de points marqués par le meneur (point guard) Jeremy Lin lors d’un match légendaire disputé par son équipe, les Knicks de New York, contre les redoutables Lakers de Los Angeles le 10 février 2012. Un record personnel pour l’Américain aux racines taïwanaises, révélation sur le circuit de la NBA qui évolue aujourd’hui sur le circuit professionnel chinois, après notamment avoir contribué à la victoire de championnat des Raptors de Toronto en 2019.

Or, comme dans les meilleurs documentaires, il est ici moins question d’exploits sportifs que d’exploits humains. Écrit et réalisé par un réalisateur d’origine asiatique (Frank Chi), le film recueille d’abord le témoignage de son sujet, mais surtout de certains de ses fans : l’acteur Ronny Chieng, la journaliste et productrice Lisa Ling, l’humoriste Jenny Yang ou l’acteur Hasan Minhaj.

Leurs réflexions à propos du succès de Lin — on parlait alors de la « Linsanity » pour décrire l’engouement à l’endroit du joueur, adoubé par le président Barack Obama, grand connaisseur du basket — vont toutes dans le même sens : cet athlète, jamais repêché par une équipe d’un circuit frileux à miser sur un athlète asiatique, a contribué à briser les stéréotypes autour des citoyens américains d’origine asiatique, ceux que les Blancs entretiennent, mais aussi ceux au sein des membres de leurs communautés respectives. Sur la forme, 38 at the Garden ne renouvelle en rien le genre documentaire, mais l’histoire ouvre nos yeux sur la réalité de nos amis aux racines asiatiques, qui ont reconnu en Lin celui qui a rendu possible l’inimaginable.

38 at the Garden

HBO et Crave, mardi, 21 h

À voir en vidéo