«McEnroe»: les raisons de sa colère

Le documentaire «McEnroe» met un peu maladroitement en scène l’ancien champion de tennis.
Photo: Crave Le documentaire «McEnroe» met un peu maladroitement en scène l’ancien champion de tennis.

La première fois que la grande Billie Jean King a vu John McEnroe au tournoi de Wimbledon, en 1977, elle a d’abord été prise d’un doute. Ce maigrelet de 18 ans à la tignasse frisée pouvait-il être ce nouveau prodige américain dont tout le monde parlait ? Puis, il s’est mis à jouer, et elle a compris. Le monde du tennis a aussi découvert ses coups de gueule intempestifs contre les juges, ses explosions de colère et ses séances de bûchage de raquette qui allaient empoisonner la vie de tant de gens, y compris la sienne.

Le documentaire McEnroe met un peu maladroitement en scène l’ancien champion de tennis, qui remonte le fil de sa propre histoire en errant la nuit dans les rues désertes de sa ville, New York. Heureusement, le film s’appuie surtout sur une masse d’archives et des témoignages qui font revivre cette époque où le tennis faisait son entrée dans le sport spectacle.

On y raconte l’histoire d’un petit garçon timide et hypersensible, dont le père, un homme exigeant et perfectionniste, allait devenir l’agent. Un petit garçon qui, même devenu grand et au sommet de son sport, n’a jamais su comment ne pas se laisser emporter par la vague des émotions lorsqu’elle passait.

« Pour être champion, il faut être fort mentalement, parce que vous êtes tout seul sur le terrain », raconte son grand rival sur les courts et grand ami dans la vie, le Suédois Björn Borg.

John McEnroe a remporté son septième et dernier titre du Grand Chelem à 25 ans. Après, les choses se sont compliquées dans sa vie personnelle comme sur le terrain, mais aujourd’hui, il dit avoir trouvé une sorte de paix.

McEnroe

Crave, en V.O.A. et disponibleen V.F. dès le 25 septembre

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