«Cult of the Lamb» : conversion assurée

Le jeu s’ouvre sur une sinistre scène : notre protagoniste, un petit agneau, est offert en sacrifice à quatre dieux répugnants, nommés «Évêques».
Photo: Massive Monster Devolver Digital Le jeu s’ouvre sur une sinistre scène : notre protagoniste, un petit agneau, est offert en sacrifice à quatre dieux répugnants, nommés «Évêques».

Combiner deux genres très différents de manière cohérente peut être tout un défi, et le studio Massive Monster l’a bien relevé avec Cult of the Lamb. À la fois un jeu d’action roguelite et un jeu de gestion, Cult of the Lamb puise dans les meilleurs aspects des deux genres et les place dans un monde glauque, mais étrangement mignon, qui nous a vite séduit.

Le jeu s’ouvre sur une sinistre scène : notre protagoniste, un petit agneau, est offert en sacrifice à quatre dieux répugnants, nommés « Évêques », afin d’empêcher la réalisation d’une prophétie qui viendrait anéantir la « Vieille Foi ». Une fois dans l’au-delà, on tombe face à face avec un autre dieu, enchaîné celui-là, nommé « Celui qui attend ». Celui-ci promet de nous redonner la vie, mais à une condition : il faut créer un culte en son nom. L’objectif de celui-ci ? Tirer toujours plus de pouvoir de la foi de nos fidèles, jusqu’à devenir assez puissant pour se venger des Évêques et aider notre mystérieux bienfaiteur.

Après un petit tutoriel bien réalisé, on se voit offrir une parcelle de terre qui nous servira de village. La tâche nous revient de le peupler avec le plus d’adeptes possible. Adeptes dont il nous faudra prendre soin, sans quoi ils se mettront en colère et prêcheront l’hérésie. Il nous faut les nourrir et nettoyer derrière eux, en plus d’accomplir des rituels et de livrer des sermons pour se nourrir de leur fanatisme. Pour agrandir notre « église », on devra trouver des ressources, construire des habitations, cultiver un jardin, cuisiner les repas, ramassez les excréments, et plein d’autres tâches qu’on pourra plus tard déléguer à nos disciples. À noter que l’on peut être un dieu bienveillant qui fait de son mieux pour rendre ses fidèles heureux, mais aussi un dieu égoïste qui draine leur foi pour ensuite s’en débarrasser comme de vieux déchets. Le jeu ne porte aucun jugement sur la voie choisie.

De temps à autre, on quitte notre village pour partir en croisade dans l’un des quatre donjons générés aléatoirement, où se terrent les Évêques et leurs sbires. Au début de chaque partie, on reçoit une arme et un sort aléatoires. Au fur et à mesure qu’on progresse dans les donjons, on récupère de nouveaux adeptes, des matériaux de construction et des cartes de tarot qui augmentent nos capacités. Les armes et les sorts sont assez variés pour rendre chaque combat unique. Plus tard, on pourra aussi se munir de tuniques spéciales offrant plusieurs avantages au combat. Le combat se résume à des attaques et des esquives simples, rapides et efficaces. On aurait tout de même aimé un peu plus de complexité et de variété du côté des ennemis.

Il faut effectuer trois passages (d’une durée d’environ 10 minutes) dans chaque donjon avant d’accéder à une quatrième descente finale lors de laquelle on affrontera l’un des Évêques. Les ennemis de base de chaque zone nous préparent aux mini-boss, et ceux-ci nous indiquent à quoi on doit s’attendre de la part de l’Évêque. Ils constituent la partie la plus difficile du jeu. Les combats contre les Évêques exigent concentration et réflexes bien aiguisés.

Un mois à peine après sa sortie, Cult of the Lamb a déjà instauré un certain… culte, avec plus d’un million de joueurs. On ne serait pas surpris qu’il soit mis en nomination pour le jeu de l’année.

 

Cult of the Lamb

★★★★★

Développé par Massive Monster et publié par Devolver Digital. Offert sur PlayStation 4 et 5, Xbox One, Xbox Series X et S, Nintendo Switch et Microsoft Windows.

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