«Notre maison», domicile conjugal en péril

Le scénariste Simon Ashdown et la réalisatrice Sheree Folkson ont fait de ce thriller conjugal et criminel un casse-tête temporel.
Photo: Télé-Québec Le scénariste Simon Ashdown et la réalisatrice Sheree Folkson ont fait de ce thriller conjugal et criminel un casse-tête temporel.

Les premières minutes de la minisérie britannique Notre maison peuvent laisser croire qu’il s’agit d’un suspense aux accents fantastiques : une femme rentre à la maison après quelques jours à l’extérieur de la ville et découvre qu’une famille inconnue y déménage et que son mari, avec qui elle est en instance de divorce, semble avoir disparu sans laisser de traces, ou presque… Ceux qui ont lu le roman de Louise Candlish (Chez nous, Sonatine), dont la série est l’adaptation, savent que l’intrigue navigue dans des eaux plus « réalistes », quoique très troubles.

Cette production en quatre épisodes s’intéresse au sort d’un couple dont l’existence est mise en péril à la suite de l’infidélité de Monsieur avec une voisine et qui cherchera des moyens de ménager sa progéniture en conservant par tous les moyens leur grande maison, une décision qui pourrait être lourde de conséquences. L’arrivée dans la vie des ex-conjoints d’amants aux intentions pas tout à fait nobles viendra mettre à mal cet équilibre précaire…

Le scénariste Simon Ashdown et la réalisatrice Sheree Folkson ont fait de ce thriller conjugal et criminel un casse-tête temporel, qui semble d’abord inutilement complexe, mais qui révèle toute sa pertinence, malheureusement un peu tard pour ceux qui n’auront pas poursuivi au-delà du premier épisode. Il faut dire à leur décharge que les personnages dessinés à gros traits et les situations d’un cliché consommé, qui se raffinent heureusement plus tard, peuvent rebuter un peu. Il faut persévérer pour être agréablement surpris, et même déstabilisé par la conclusion.

Notre maison

Télé-Québec, dès le 30 août, 22 h et disponible en V.O.A. sur CBC Gem dès le 9 septembre

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