Un alter ego artistique

Mettant en vedette Fanny Malette et Rémi-Pierre Paquin, la série se veut très actuelle dans un contexte québécois post-pandémie et post-#MoiAussi.
Photo: Unis TV Mettant en vedette Fanny Malette et Rémi-Pierre Paquin, la série se veut très actuelle dans un contexte québécois post-pandémie et post-#MoiAussi.

En apparence, Sandrine est assez banale. Mais Sandy, son alter ego artistique, est très excentrique. La première n’oserait jamais déroger à sa petite vie casanière en banlieue ni quitter sa cidrerie rustique et très peu fréquentée. La seconde, a contrario, tente de poursuivre un rêve qui n’est d’ailleurs pas le plus commun qui soit : percer dans l’art de l’animation de sable — ces dessins réalisés sur une table lumineuse avec pour seul matériel ces petits grains minéraux.

Voici la prémisse originale de la nouvelle websérie d’Alexandre Pelletier, intitulée Sandy, réalisée grâce au programme Créateurs en série d’Unis TV et de TV5. Mettant en vedette Fanny Malette et Rémi-Pierre Paquin, la série se veut très actuelle dans un contexte québécois post-pandémie et post-#MoiAussi.

Six courts épisodes de 10 à 15 minutes constituent ce suspense comique qui a plus les apparences d’une série réflexive sur les comportements humains, avec une touche d’absurdité, qu’autre chose. Sandy provoque un questionnement chez le public quant aux décisions les plus justes et les plus morales à prendre, mais sans pousser plus loin.

Un peu à l’image de sa protagoniste, la série paraît assez banale, mais elle offre une deuxième lecture qui la rend intéressante. Au-delà de cette compréhension, le jeu des acteurs, particulièrement celui de Rémi-Pierre Paquin qui interprète l’animateur JF Simard, constitue l’aspect le plus accrocheur. Mais attention à ne pas trop accrocher, justement.

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