«À l’ère des leurres: L’Internet du crime»: criminalité par écrans interposés

Des théories du complot au chantage sexuel, le réalisateur Brian Knappenberger brosse ainsi un sordide portrait de ce qu’il peut se passer à deux ou trois clics seulement de chez soi.
Photo: Netflix Des théories du complot au chantage sexuel, le réalisateur Brian Knappenberger brosse ainsi un sordide portrait de ce qu’il peut se passer à deux ou trois clics seulement de chez soi.

« Conspiration. Fraude. Violence. Meurtre. » Deux ans après le retentissant documentaire Derrière nos écrans de fumée, Netflix poursuit son exploration des facettes les plus néfastes du monde virtuel avec une nouvelle série ahurissante. À l’ère des leurres : L’Internet du crime comprend cinq histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres, et pourtant bien réelles. Des théories du complot au chantage sexuel, le réalisateur Brian Knappenberger brosse ainsi un sordide portrait de ce qu’il peut se passer à deux ou trois clics seulement de chez soi.

Le premier épisode de la série frappe très fort avec une incursion perturbante dans le swatting. Ce type de canular téléphonique extrêmement populaire dans l’univers américain du gaming a pour but d’envoyer des équipes policières quelque part, prétextant un crime… le plus souvent lors de batailles d’ego entre joueurs ou simplement afin de divertir en direct les internautes.

De retour en 2017, on suit minutieusement le cours des événements qui ont fait une victime à Wichita, au Kansas, à travers le témoignage glaçant de Tyler Barriss, ce Californien plusieurs fois condamné pour avoir notamment fait évacuer une chaîne de télévision et une université en recourant au swatting. Si la série en fait parfois un peu trop dans la narration, elle a néanmoins le mérite de captiver le spectateur pour mieux mettre en lumière la surenchère permanente qui règne sur le Web.

À l’ère des leurres : L’Internet du crime

Netflix, dès 15 juin

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