Sur vos écrans - Ceux et celles qui sèment

Image extraite de la série documentaire «Victorieux à deux»
Photo: Moi et cie Image extraite de la série documentaire «Victorieux à deux»

Soutien sportif

L’animateur et comédien Jean-Marie Lapointe, un habitué des séries documentaires au caractère social pour le compte de la chaîne spécialisée Moi et cie (Dans la rue, Fin de mois), explore ici un thème qui lui tient particulièrement à cœur, puisqu’il est porte-parole du Défi sportif AlterGo, grande compétition québécoise des sports adaptés, depuis une vingtaine d’années. La présente série traite des athlètes de haut niveau ayant un handicap ou une limitation physique, mais surtout des personnes qui les aident à accomplir leurs exploits sportifs.
 

Chaque épisode de Victorieux à deux dresse le portrait d’un de ces athlètes que rien n’arrête, dont certains qui ont concouru aux Jeux paralympiques, et fait la part belle aux entraîneurs, aux guides de compétition et aux personnes de leur entourage qui les aident à se dépasser, à réaliser leur rêve. Il en résulte une production sentie, émouvante, malheureusement trop souvent noyée dans un enrobage sonore et visuel qui rappelle les capsules « olympiques » trop pleines de bons sentiments. Un peu de sobriété en cette matière n’aurait absolument pas nui au propos, pertinent, lui.

Victorieux à deux
Moi et cie, les lundis, 21 h

Pionnières illégales

 

La remise en question du droit à l’avortement chez nos voisins du Sud et, dans bien des pays, son illégalité quasi complète rendent encore plus pertinent qu’il ne l’était déjà le documentaire The Janes de Tia Lessin (productrice des films de Michael Moore) et Emma Pildes (Jane Fonda. In Five Acts), qui raconte le combat de pionnières qui ont permis de donner accès à des interruptions volontaires de grossesse sécuritaires à des milliers de femmes à une époque où de tels actes étaient encore criminels.

Le film donne la parole aux militantes du réseau qui ont travaillé dans la clandestinité — en se faisant appeler Jane — entre 1968 et 1973 dans la région de Chicago, en Illinois (un État désormais considéré comme un « refuge » pour celles qui souhaitent interrompre leur grossesse), pour rendre possibles ces interventions médicales alors illégales. Il dresse ainsi un portrait fort éclairant de l’évolution de la société américaine et de l’héritage, désormais très fragile, du militantisme d’antan. Lors de son dévoilement au Festival de Sundance en janvier dernier, le documentaire a reçu des éloges de la critique.

The Janes
Crave et HBO, dès le 8 juin, 21 h

Célébrer et découvrir

 

Le cinéma d’ici n’a pas pu rayonner en salle autant qu’on l’aurait espéré en cette deuxième année pandémique. La diffusion de la cérémonie qui célèbre le meilleur de notre production cinématographique est donc une occasion de découvrir et de rattraper les œuvres qui nous interpellent. La comédienne Geneviève Schmidt revient à l’animation du gala télévisé où seront remis les prix Iris des catégories les plus prestigieuses, tandis que Guillaume Lambert revient également à la barre du Gala Artisans après une petite année de pause. Il aura d’ailleurs le privilège de remettre l’Iris hommage de cette année à la fabuleuse Louise Portal.

Maria Chapdelaine, de Sébastien Pilote, et Les oiseaux ivres, d’Ivan Grbovic, dominent la course avec 16 nominations chacun. Et pour ceux qui ont manqué le passage en salle des différentes œuvres nommées (ou qui n’ont pas accès aux plateformes payantes où elles logent), Cinéma Québec les rend disponibles gratuitement sur sa plateforme numérique (gala.quebeccinema.ca/sprint) jusqu’au 7 juin.

Gala Cinéma Québec
ICI Télé, dimanche, 20 h 

À ne pas manquer

La (presque) fin des mafieux d’Irlande

​La série britannique Peaky Blinders, incursion dans le milieu des malfrats irlandais qui faisaient la pluie et le beau temps dans le Birmingham de l’entre-deux-guerres, s’est fait remarquer dès sa première saison pour sa facture visuelle cinématographique, ses intrigues et ses personnages complexes, et sa bande sonore anachronique, gorgée de musiques rock d’autres époques. Après une diffusion sur la BBC au Royaume-Uni cet hiver — et une réception critique et publique un peu tiède — voilà que l’ultime saison est disponible pour le reste du monde. Pas si ultime puisque son créateur, le scénariste Steve Knight, a annoncé un probable long métrage qui fera office de véritable conclusion à la saga des Shelby.

Peaky Blinders, saison 6 (et les précédentes)
Netflix, dès le 10 juin


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